Gracieuse interview de Laure Enza

Laure Enza est une femme dynamique, une autrice à découvrir ou à connaître, qui amuse par son dynamisme et ses déguisements nombreux ! 

LUNDI – Jour de la lune – On commence la semaine ! Hop hop hop ! 7 questions sur… Toi. Présente-nous l’Auteur / Autrice

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse pas.

Dommage, c’est ce que je préfère…

 

1.   As-tu un(e) assistant(e) comme moi ? (dans ta vie personnelle, professionnelle, pour toute tâche ingrate, etc.)

Euh, non, pour la vie personnelle, je crois que c’est moi l’assistante dans cette maison (qu’est-ce qu’on mange ? il est où mon pull ? comment on remplit cette facture ? c’est le mardi les poubelles ? ). Pour ma vie d’auteur, c’est pareil, au four et au moulin, la plupart du temps. J’ai quand même mon « webmaster » attitré qui maîtrise Photoshop, ça aide pour les couvertures !

 

 

2.   Quel est ton objet fétiche ? (Stylo, chaussettes, bouteille de bière, etc.) Explique-nous.

Mon appareil photo (bientôt on va me faire une greffe). Je mitraille tout, tout le temps. J’ai 350 264 photos dans mon ordi, à ce jour.

 

 

3.   Je te propose une soirée avec un auteur, quel est ton programme ?

Cela dépend quel auteur ! Je ne pense pas faire les mêmes choses avec Maxime Chattam qu’avec Amélie Nothomb… même si, on sait comment ça va se terminer : tous sur le divan… (à parler littérature…)

 

 

4.   Un lecteur idéal ? Raconte-le. Un authentique, un vrai, élevé au bon grain.

Pas si idéalisé que ça puisque pour moi, ce lecteur existe en la personne de ma belle-sœur : éclectique, curieuse, objective, enthousiaste, partageuse, elle m’a fait découvrir un tas d’auteurs et c’est la meilleure qualité d’un lecteur : le prosélytisme ! En général, elle me prête un livre, si l’auteur me plaît j’achète tous les autres !

 

5.   Un de tes personnages à nous présenter : que voudrais-tu lui dire ?

Ange, le personnage principal de « Souris des Villes », comme toutes mes héroïnes, c’est une femme qui se débat avec les aspérités du quotidien et du passé. Comme toutes mes héroïnes, elle a des préjugés, de l’humour, elle apprend de ses erreurs, elle avance vers un avenir meilleur… mais j’ai un attachement particulier pour cette sauvageonne car elle revient de loin. Je voudrais lui dire : « ne t’inquiète pas, on est dans un roman, ce n’est pas comme dans la vraie vie, ça va aller pour toi. »

 

6.   Décris-nous ta position préférée.    Allongée.
Pour écrire ?    Allongée.

À la plage, de préférence, ou dans le jardin. J’aime être en extérieur. Pas de tabous, en public ça ne me dérange pas. J’ai écrit quasi un tome de ma saga SF sur une fouta en Corse et un autre tome sur transat en Espagne, un autre dans un café… malheureusement, le climat fait que j’écris la plupart du temps bêtement assise à l’abri de quatre murs.

 

 

7.   Portes-tu une tenue particulière pour écrire ? Satin, dentelle, coton ?

Satin, dentelle. Je suis une inconditionnelle des robes, des tenues féminines, colorées, des accessoires fantaisistes et des talons. Même confinée, ou travaillant à domicile, j’apporte grand soin à ma tenue, comme si je portais un costume de théâtre pour ma journée. D’ailleurs, j’adore me déguiser. Ce n’est donc pas une tenue spéciale pour écrire, c’est ma tenue du jour… mais comme j’écris tous les jours… c’est aussi ma tenue pour écrire. Vous suivez toujours ?

laure enza

MARDI – Jour de Mars – Auteur certes, Lecteur aussi ? Si tu ne lis pas, tu vas au ciné ou tu regardes des films, des séries… Et si tu ne fais pas ça de ta caverne, tu dois jouer à des jeux vidéo ? Au fait, c’est 6 questions aujourd’hui.

 

Complètement cinéphile (une fois par semaine minimum hors temps de confinement). Dévoreuse de films, séries, uniquement des fictions. Le réel me rebute.  Aucun jeu, ni vidéo ni de société : je ne joue jamais. Le hasard me rebute.

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse toujours pas.

Zut, tu devrais faire une petite formation, au moins pour les modelages relaxants, tu aurais encore plus de succès.

 

1.   Qu’oses-tu nous dire à propos de tes vices avouables dans tes lectures (filmographie/ludothèque) ?

J’aime les descriptions, les phrases recherchées, les constructions ardues ! Je me délecte des mots nouveaux, je suis à la limite de l’orgasme quand je dois chercher une définition dans le dictionnaire. C’est avouable ?

 

2.   En musique ou non ?

Pratiques-tu l’écriture en musique ou non ?

Oui, j’aime bien écouter du blues ou de la musique classique quand j’écris. Pas trop de chanson française, sinon je me mets à chanter. Du hard-rock quand j’écris de la SF. Pas toujours. Quand il pleut, j’aime juste le son de la pluie sur la verrière de ma véranda.

 

3.   Comment peut-on te séduire ?

Avec des gnocchi ou de la pizza ou des sushis ou des pâtes au beurre ou des fruits de mer.

 

4.   Lis-tu en Ebook ou papier ? Audiolivre ? Gros caractères ?
(Ou si tu ne lis pas : Adepte aux films TV ou écran ? Ou juste le son pendant que tu fais autre chose ?)

Je suis hybride, papier et numérique, je dévore tout ce qui me tombe sous la dent. Avant, je méprisais les liseuses, puis quand j’ai été opérée des mains, on m’en a offert une et je l’ai adoptée. Elle est légère, elle offre de gros caractères pour la presbyte que je suis et elle a un côté rassurant avec ses 150 livres en réserve, je ne suis pas stressée quand j’arrive à la conclusion du roman en cours. J’ai tenté le livre audio (pour optimiser mes séances de sport ou voiture, je ne sais pas rester tranquille sans faire plusieurs choses à la fois) mais je n’ai pas accroché, je suis une incorrigible visuelle (je n’arrive même pas à écouter un podcast !) : au lieu d’écouter l’histoire, je visualisais la fille qui lisait mon bouquin et ça me perturbait, c’est MON bouquin.

 

 

5.   Lis-tu des confrères ?
(Ou BD, revues, nouvelles, etc… fonctionne aussi si tu ne lis pas)

Oui, je lisais des autoédités sans le savoir, avant de faire partie de groupes FB de lecture. Les auteurs et les éditeurs font tout une histoire de guéguerre entre édités et auto-édités… mais les lecteurs, pour la plupart, s’en fichent !

Maintenant que je suis active en tant qu’auteur sur la toile, je suis consciente du « clivage », je me tourne volontiers vers mes « confrères » que je vois en ligne car je cède au moindre live, aux moindres promos, aux moindres concours.

Je fais également des fiches de lectures sur les romans que j’apprécie, et quand c’est un auteur indé, j’essaie de partager au maximum. On m’a proposé des lectures en SP, mais je préfère acheter, justement pour contribuer. Je ne fais pas cela dans l’espoir de récolter des avis à mon tour (je le faisais avant d’être publiée), c’est vraiment pour le plaisir de partager et de contribuer à faire connaître un auteur qui m’a donné du plaisir (de lire !).

 

 

6.   Lis-tu des notices ?
Même de jeux vidéo…

Toujours pas les jeux, non. Je lis les notices des médicaments, je ne comprends rien, mais comme j’ai déjà dit, j’aime les mots nouveaux !

MERCREDI – Jour de Mercure (pas le thermomètre) –  Parle-nous de ce qui t’anime en tant qu’auteur. Tu as 5 questions

 

Tu connais le chemin de la table du kiné… Une petite bière ?

Le kiné, oui, j’y vais toutes les semaines… depuis 14 ans ! La bière, non merci, jamais d’alcool. Je délire suffisamment au naturel, pas besoin de rajouter des substances.

 

1.   Ton signe astrologique ? Je dis régulièrement dans mes horoscopes que certains signes sont moins animés que d’autres, qu’en penses-tu ?

Je suis Vierge ascendant Vierge. C’est très animé par ici, je savais qu’on était plusieurs dans ma tête ! Je ne sais pas si tout ça est vrai, mais en tout cas je suis bien la vierge sage et la vierge folle qui caractérisent ce signe. Et je trimballe ma trousse de secours partout avec moi.

 

2.   Comment inventes-tu tes titres ?

Oh là là ! Épineuse question. Parfois, ils sont une évidence dès le départ, comme « Souris des Villes » en référence à la comptine pour enfants. D’autres fois, ils sont un travail de longue haleine, taillé à coup d’estoc, comme « Les Chroniques du Monde-Hors ». Lors de pannes sèches, j’ai eu l’idée de mettre à contribution mes lecteurs sur FB : en général, cela produit une effervescence qui relance mon inspiration et le titre devient à nouveau une évidence, comme « Pas de Chichis entre amies ».

 

 

3.   Ton temps de présence sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu fais tout ?

Je ne saurais le quantifier car j’y suis en pointillé, mais il est vrai que j’y suis souvent ! Je suis surtout sur FB car je trouve que c’est un lieu d’échange pratique. Sur LinkedIn ou Twitter, je ne comprends rien. Snap ou Insta, je n’arrive pas à dialoguer. Sur FB, on peut réagir plus librement (trop ? parfois FB bloque certaines fonctionnalités, je crois que c’est parce que je suis hyperactive : j’ai plusieurs identités, plusieurs comptes, 6 pages, 2 blogs… ils en ont marre de moi).

Oui, je fais à peu près tout, je crois, de l’écriture à la mise en page, la com et la vente, mes propres visuels avec mes propres photos, sans parler de l’administratif… rhâââ ! Je faisais même les couvertures, mais elles faisaient trop BD et le public était perdu, alors j’ai acheté des images, puis j’ai engagé un illustrateur pour mes romans SF. (l’excellent Nicolas Jamonneau).

 

 

4.   Une âme de coach ? Pourrais-tu coacher un autre auteur débutant ?

Je suis débutante !… Même si j’ai auto édité 5 livres et édité 1 livre en un an… je n’ai qu’un an !

Sur mon blog, laure-enza.com, je raconte mes expériences, dans l’idée de partager, effectivement, mais pas de coacher. Parfois quand on me demande des conseils, je préfère raconter des anecdotes, dire ce qui a marché ou pas pour moi, et le dire avec dérision la plupart du temps… en aucun cas je me sens habilitée à dispenser la bonne parole.

 

 

5.   Jusqu’où irais-tu pour un salon ?
Distance, demandes, etc…

Si c’est un salon que j’ai vraiment envie de faire, je peux traverser la France. J’habite vers Marseille et cette année, je devais aller à Paris, à Lyon, à la Rochelle… (mais tout cela est parti en fumée, merci covid pour mon porte-monnaie). J’avoue que je fais cela pour le plaisir de voyager et découvrir des gens (une autre de mes passions), car mes rares ventes ne couvrent jamais les frais engagés (inscription, déplacement, hébergement). J’ai la bougeotte.

JEUDI – Jour de Junon – Bon, je sais, tout le monde attend. J’en ai même entendu qui trépignent devant leur écran d’où je suis.
Alors, parle-nous de tes livres. En 4 questions… Hé hé. Pas si simple, hum ? Attends de voir la suite.

 

Installe-toi confortablement sur la table de kiné, pose ta tête au milieu du trou et vas-y, nous t’écoutons.

Désolée, je ne supporte pas de coincer ma figure dans ce trou, ça m’empêche de papoter comme je voudrais, ou de voir les ennemis envahir la pièce. Je continue de te regarder en face.

 

1.   Un juge te demande de défendre ton dernier livre devant sa cour. Que lui dis-tu ?

 

Votre honneur, objection, ouï-dire ! Ne cédez pas à la rumeur facile qui dit que les romans feelgood sont des histoires écrites d’une plume dégoulinante de mièvrerie, un ersatz de développement personnel mâtiné de bisounourserie. Ce n’est pas vrai ! Prenez pour exemple « Pas de Chichis entre amies » : ce feelgood est porté par une plume fluide, agrémentée de poésie et d’humour ; il vous permettra d’éprouver un large panel d’émotions et d’apprécier une langue soignée. Certes, il traite de sujets du quotidien qui peuvent paraître triviaux, comme l’amour maternel, la trahison conjugale, les méandres de l’amitié ; mais c’est pour mieux les sublimer. Certes une pointe de romance et d’érotisme apparait en filigrane ; mais c’est pour pimenter l’intrigue. Car oui, intrigue il y a !… L’analyse des rapports humains qui structure l’ensemble ; les sentiments passionnels qui confinent au crime ; la révélation finale, tout ce bouquet de littérature contemporaine ne vous laissera pas indifférent, monsieur le juge. Vous allez sourire, vous allez pleurer, vous allez pester, vous allez vibrer ! Lisez !

 

 

2.   Où peut-on te trouver sur Internet ? (Réseaux sociaux, site, salons…)
Ton adresse postale ? hé hé hé  (tu peux donner les adresses pour aider à les trouver plus vite)

FB : https://www.facebook.com/laure.enza.288/

PAGE auteur : https://www.facebook.com/LaureEnza28

INSTA : https://www.instagram.com/laureenza28/

BLOG : http://laure-enza.com/

J’ai aussi des pages sur la lecture ou orthographe

PAGE : https://www.facebook.com/leslecturesdeLaureEnza

PAGE: https://www.facebook.com/orthographelaureenza

 

 

3.   Combien de temps pour conclure ?
Ton livre, bien sûr !

J’écris un roman feelgood de 350 pages en trois mois, en général, plus 3 mois de corrections, réécriture, re corrections, re lecture…

Pour un roman de SF, il y a beaucoup plus de recherches (bah oui, le côté S avant la F), donc j’ai besoin à peu près d’un an pour finaliser un tome de 400 pages.

 

 

4.   Utilises-tu des supports de communication ? Homme-sandwich, chien, voiture ? Assistant ?

Quoique fortement séduite par l’idée de l’homme-sandwich (si possible homme-pizza ?) j’utilise, sans grande originalité, essentiellement les réseaux sociaux (pratiques en cas de confinement). J’ai essayé Amazon Ads, mais ce n’est pas la panacée. J’avais commencé à démarcher des librairies et des associations culturelles, mais tout est figé pour l’instant. Patience.

VENDREDI – Jour de Vénus – On va parler de la personne derrière l’auteur… Ben oui ! On sait que dans ce corps de plume, de comptes de lectures et de stratégie marketing bat un cœur humain. Respire, il n’y a que 3 questions.

 

Rrrrh-pffff Rrrrh-pffff… no problemo j’adore parler !

 

1.   Chocolat Suisse ou Belge ?

Les deux, et plus encore.

 

 

2.   Pastafariste ou d’une autre religion ?

Athée. Comme pour les jeux ou l’alcool, trop de hasard divin me rebute. Impossible de croire en un Dieu qui laisse mourir les enfants.

 

 

3.   Tu vois une grande femme comme moi, que lui dis-tu pour la séduire ?

Viens, je vais te raconter une histoire…

laure enza

SAMEDI – Jour de saturne et jour de salons, souvent. Tu me vois venir ? Bien. Tant mieux, on y va, alors.
En deux questions, t’as tout compris.

 

 

1.   Acceptes-tu le liquide ? Bière, café, chocolat, comme mode de paiement ?

Tisane. Je sais, ça en refroidit plus d’un. Mais déjà que je danse sur les tables juste avec une camomille, il ne faut pas tenter le diable.

 

2.   Et si on te paie en nature, comme en pâtes, ça te va aussi ?

Si tu me prends par les sentiments… Spaghetti. Tortellini. Fusilli. Rigatoncini. Tortiglioni. Ravioli. Macaroni. Cannelloni… je peux continuer longtemps. (J’ai aussi des origines italiennes par mon grand-père maternel…). Je pratique beaucoup le troc, également.

DIMANCHE – Jour du dieu soleil – Jour où on en profite souvent pour se la couler douce.
Je ne poserais qu’une question et tu feras le reste. Ok ? T’as carte blanche pour parler de ce qui t’intéresse et conclure cette interview. En 10 lignes pour ne pas fatiguer nos lecteurs. C’est parti.

 

1.   Au resto, entrée ou dessert ?

La totale.

Bon, résumons :

 Laure Enza pseudo pour une gourmande, cinéphile, prolixe, multitâches, « kinéphile », zébulon qui préfère sauter en stilettos sur les tables plutôt que rouler dessous, lectrice compulsive, collectionneuse, mécréante, presbyte mais Vierge, « lexicophile » insatiable, hybride, bavarde et accessoirement auteur.

Si vous avez réussi à tenir jusqu’au bout de cette excellente interview déjantée, vous êtes parés pour lire ses romans.

laure enza

3 réflexions sur “Gracieuse interview de Laure Enza”

  1. J’ai tenu jusqu’au bout de cette excellente interview déjantée !! Bravo (non pas pour moi !) pour les questions et les réponses !! Je vais pouvoir continuer les aventures de d’Akilam.

  2. Superbe Interview. Je suis en pleine lecture de Oiseau des îles, du coup, souris des villes sera sûrement ma prochaine lecture.

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