Dominique Montesinos

interview de Dominique Montesinos

Navigateur, constructeur, tourdumondiste, Domi partage ses émotions, ses expériences, ses anecdotes dans des ouvrages qui se veulent accessibles et divertissants.
Avec beaucoup d’humour, d’ailleurs.

Il faut déjà le lire dans Mamilou et Grand-père en short autour du monde. Il est aussi auteur de Les admos

J’ai eu le plaisir de le lire en bêta-lecture, et bien sûr, si j’interview Dominique ici, c’est parce que je voudrais faire connaître ce nouveau roman au plus grand nombre. 
Maintenant, place à l’interview

LUNDI – Jour de la lune – On commence la semaine ! Hop hop hop ! 7 questions sur… Toi. Présente-nous l’Auteur 

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse pas.

 

1.  As-tu un(e) assistant(e) comme moi ? (dans ta vie personnelle, professionnelle, pour toute tâche ingrate, etc.)

J’ai une assistante. D’une efficacité redoutable, elle est de tous les mauvais coups (et de tous les bons aussi, heureusement) depuis maintenant 45 ans !).
Elle était informaticienne et, accessoirement, comptable. Ma « ministre des finances », donc…

 

2.  Quel est ton objet fétiche ? (Stylo, chaussettes, bouteille de bière, etc.) Explique-nous.

Je ne suis pas du tout fétichiste et n’ai donc pas d’objet fétiche. Par contre, depuis que j’écris, je suis devenu accro à mon ordinateur et ça désole ma ministre des finances.
Sinon, je suis aussi musicien et j’aime bien avoir avec moi mon accordéon diatonique et même mon saxo alto dont je ne joue quasiment plus.

 

3.  Je te propose une soirée avec un auteur, quel est ton programme ?

Lors de cette soirée que tu proposes, le programme sera, comme dans quasiment toutes les soirées de ce genre, de faire plus amplement connaissance avec quelqu’un d’intéressant a priori avec qui je pourrais échanger des points de vue, boire des bons coups et rigoler. Bref passer un bon moment entre êtres humains de bonnes compagnies. Et puis, bien sûr, au passage, je vais m’instruire au contact de cette personne. Avec un peu de chance, j’aurais, de mon coté aussi, deux ou trois petites choses à lui transmettre et là, ce sera le top du top.

 

4.  Un lecteur idéal ? Raconte-le. Un authentique, un vrai, élevé au bon grain.

Un lecteur idéal.

Ben, s’il est idéal pour moi, il s’intéresse beaucoup au genre que je pratique.

Mes livres ont plus de lectrices que de lecteurs. La lectrice idéale aime l’humour un peu déjanté, les voyages et toutes les bonnes choses de la vie. Elle est ouverte et aime apprendre des choses inconnues pour elle. Très disponible, elle rédige, après lecture, d’excellents commentaires qu’elle diffuse ensuite largement. Elle rit de bon cœur à mes calembours et autres jeux de mots scabreux. J’ai la chance d’avoir, dans nos relations proches, ce genre de lectrices (et de lecteurs) qui me donnent la motivation pour faire des livres, activité hautement bouffeuse de temps, pour un résultat financier risible.

 

5.  Un de tes personnage à nous présenter : que voudrais-tu lui dire ?

Je ne suis pas certain de bien comprendre cette question.
Etant auteur, pendant l’écriture, j’ai l’opportunité de dire tout ce que je veux à mes personnages, par l’intermédiaire des autres personnages.

 

6.  Décris-nous ta position préférée. Pour écrire ?

J’écris assis, en général. Rarement debout, mais ça arrive. Car, quand j’ai une inspiration, je dois noter ça tout de suite sinon j’oublie. C’est pourquoi je transporte souvent un petit cahier sur moi.

Par contre, je n’écris jamais assis sur une cuvette blanche en céramique, ni allongé dans un lit. Je n’écris pas non plus en kayak, bien que je sois assis… Je n’écris pas en jouant de la musique car tous mes doigts sont déjà occupés à un autre truc. J’écris souvent en navigation, assis à mon poste de commande, mais, avec les mouvements du canote, c’est parfois difficile à relire…

 

7.  Portes-tu une tenue particulière pour écrire ? Satin, dentelle, coton ?

Je ne porte pas de tenue particulière pour écrire, ce qui signifie que la plupart du temps, je suis en maillot de bain… Parfois en short et chemise blanche dans un bar en attendant que ma ministre des finances ait terminé ses emplettes.

Dominique Montesinos

MARDI – Jour de Mars – Auteur certes, Lecteur aussi ? Si tu ne lis pas, tu vas au ciné ou tu regardes des films, des séries… Et si tu ne fais pas ça de ta caverne, tu dois jouer à des jeux vidéo ? Au fait, c’est 6 questions aujourd’hui.

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse toujours pas.

-> Ben pourquoi ?

 

1.  Qu’oses-tu nous dire à propos de tes vices avouables dans tes lectures (filmographie/ludothèque) ?

Je n’ai pas de vice, avouable ou non, concernant mes lectures.
Quand ça se lit facilement, je continue.  Quand ça me gonfle, je passe à autre chose.
Je fais un peu exception quand c’est quelque-chose que je dois lire pour une raison ou une autre.

 

2.  En musique ou non ?

En principe, et d’une manière générale, j’aime bien entendre de la musique.
Quand j’écris, c’est pareil, sauf que je ne peux pas écrire si j’écoute Brassens, ou Cabrel ou Renaud ou un mec dont les chansons racontent quelque-chose. Dans ce cas, il me faut du jazz ou de la musique classique. Sinon, le silence, le bruit du clapotis contre la coque ou des oiseaux qui chassent à coté du bateau, c’est très bien aussi.

 

3.  Comment peut-on te séduire ?

Très mauvaise question. Ma ministre des finances détesterait que j’y réponde (et je la comprends). De plus, ça ne servirait à rien car elle administre tellement bien…

 

4.  Ebook ou papier ? Audiolivre ? Gros caractères ?

(Ou si tu ne lis pas : Adepte aux films TV ou écran ? Ou juste le son pendant que tu fais autre chose ?)

J’aime bien lire sur une tablette, mais je ne dédaigne pas les livres papier. Caractères taille 14.
Nous aimons beaucoup regarder un film Netflix sur l’écran du carré (ça correspond au « séjour » chez les adeptes de maisons), le soir, après le repas, en sirotant une tisane (ou un rhum vieux) et en mangeant du chocolat (un peu, seulement…). Nous avons un écran d’environ 60 cm et une sono Sony/Bose qui rend comme au ciné !

 

5.  Lis-tu des confrères ?

(Ou BD, revues, nouvelles, etc… fonctionne aussi si tu ne lis pas)

Depuis que je suis auto-édité, au moins 30% de mes lectures proviennent de confrères. Je lis aussi des classiques, des revues ou des « coups de cœur » sur lesquels je suis tombé par hasard.

 

6.  Lis-tu des notices ?

Si je lis des notices ?

C’est une sacré bonne question ! Un peu que je lis des notices. Je commence toujours par ça avant de mettre en route un appareil ou un outil que je viens d’acquérir. Je sais que tout le monde ignore (voire déteste…) cette façon de faire. Mais, je suis considéré par beaucoup de gens comme un super technicien (il n’est pas rare qu’on m’appelle « l’ingénieur », alors que je n’ai pas ce diplôme) et je clame haut et fort à qui veut l’entendre qu’au moins 50% de ce que je sais provient de cette source : la lecture des notices et modes d’emploi.

Maintenant, je reconnais volontiers que, souvent, c’est d’un chiant ! Mais, il y en a des paquets de trucs chiants dans la vie. Alors, autant rester entrainé…

MERCREDI – Jour de Mercure (pas le thermomètre) –  Parle-nous de ce qui t’anime en tant qu’auteur. Tu as 5 questions

1.    Ton signe astrologique ? Certains signes sont moins animés que d’autres, le savais-tu ?

Mon signe astrologie c’est « Balance ». Je n’y attache pas d’importance. Cependant, comme d’autres gens s’y intéressent, j’en ai forcément quelques échos.
J’ignorais que certains signes soient moins animés que d’autres et pour être honnête, je m’en tamponne gentiment…

 

2.    Comment inventes-tu tes titres ?

Les titres ! Quelle difficulté ! Je trouve que c’est un genre de torture mentale. Je retourne le problème mille fois dans ma tête. J’écris des tas de « titres possibles » sur n’importe quel bout de papier ou, quand c’est possible, dans mon cahier. Dès que j’en ai adopté un que je juge, sur le moment, percutant, je saute sur mon ordinateur pour le mettre sur une éventuelle réédition… et trois jours après je ne le trouve plus aussi bien. La question du titre c’est du harcèlement moral, je trouve.

 

3.    Ton temps de présence sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu fais tout ?

Mon temps de présence sur les réseaux sociaux est sans doute trop long (si j’en juge par les commentaires de ma ministre des finances qui a sans doute raison…). Et j’attribuerais ça à une certaine inéfficacité de ma part. Figures toi que je ne sais pas comment « inviter » quelqu’un à aimer ma page auteur sur FB ! Et plein d’autres choses du même tonneau. Mon assistante a fait une belle carrière d’informaticienne, sa fille, dont je me trouve être le père, en fait autant en ce moment, ce qui fait que je suis entouré de compétences informatiques de ministre. Mais, moi, je croupis dans une médiocrité crasse qui commence déjà à amuser mon petit-fils de 13 ans…

Bref, j’essaie de faire le max, mais je dois souvent faire appel aux spécialistes pour me sortir des ornières dans lesquelles je me fourre régulièrement.

 

4.    Une âme de coach ? Pourrais-tu coacher un autre auteur débutant ?

J’ai, effectivement des capacités de coaching car j’ai eu des gens à diriger très jeune, et une bonne partie de ma carrière consistait à ça. Mais surtout pas dans le domaine de l’écriture où je suis encore, et sans doute pour un moment, un novice. Je ne donnerais pas de conseils ni directives à un débutant avant sans doute longtemps (sauf des conseils très généraux qui marchent pour tout, du genre « faut bosser beaucoup ; le talent c’est accessoire… ». Tu vois le genre.)

 

5.    Jusqu’où irais-tu pour un salon ?

Distance, demandes, etc…

Jusqu’où irais-je pour un salon ?

Je vis à bord d’un bateau et j’évolue sans cesse dans les Caraïbes afin de « voir grandir les petits-enfants », ce qui est le souhait de ma Doudou (Ils vivent en Guadeloupe).

En conséquence, et en dépit de mon intérêt pour les salons, je suis dans un genre d’incapacité à les fréquenter, hélas. Si un jour, mes ouvrages rencontraient un grand succès, ça me donnerait un budget qui me permettrait de revenir en métropole pour participer à tel ou tel salon. Pour le moment, ça n’est pas envisageable. Maintenant, si les circonstances me le permettaient, il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que participe.

JEUDI – Jour de Junon – Bon, je sais, tout le monde attend. J’en ai même entendu qui trépignent devant leur écran d’où je suis.
Alors, parle-nous de tes livres. En 4 questions… Hé hé. Pas si simple, hum ? Attends de voir la suite.

 

Installe-toi confortablement sur la table de kiné, pose ta tête au milieu du trou et vas-y, nous t’écoutons.

 

1.  Un juge te demande de défendre ton dernier livre devant sa cour. Que lui dis-tu ?

Monsieur le juge,

vous avez sous les yeux un ouvrage dont la création a été dictée par un immense besoin de partager, avec le plus grand nombre de personnes possible, les joies, les satisfactions, les plaisirs, les émotions, les craintes, les angoisses, enfin tous les sentiments éprouvés par une dame respectable qui vit une sacré belle vie !

Grâce à cet ouvrage, que d’aucunes trouvent magnifique et dont d’aucuns, autres, sont un petit peu jaloux, une quantité immense de vos concitoyens peut se délecter du bonheur de vagabonder sous le soleil des tropiques en agréable compagnie, tout ça pour quatorze balles !

Même vous, Monsieur le juge, ce n’est pas pour me vanter, mais je suis convaincu qu’après en avoir pris connaissance dans ses moindres détails, vous vous sentirez incomparablement décontracté et serein, avec la ferme envie, non seulement de m’acquitter, mais en plus, de condamner aux dépends le bourrin qui m’a amené devant vous et de lui infliger le versement, à mon profit, d’une indemnité pour dommages et intérêts équivalent à dix ans de mes revenus, ce qui ne fait encore pas des masses vu la petitesse de ma famélique retraite.

Dans un autre ordre d’idée, Monsieur le juge, je vous assure que ce livre fait tellement de bien à ses lectrices et lecteurs qu’il ne me semblerait pas déraisonnable d’en instaurer son remboursement par la sécurité sociale, c’est vous qui voyez.

 

2.  Où peut-on te trouver sur le net ? (Réseaux, salons…)
Ton adresse postale ? hé héhé

On peut me trouver sur le net à travers ma page facebook

Ou dans notre site de voyage www.voyagedenzo.com

Ou dans les pages d’auteur de BoD

Ou dans les pages d’auteur d’Amazon

 

3.  Combien de temps pour conclure ?
Ton livre, bien sûr !

Le temps de conclusion (d’un livre) a, jusqu’à présent, été négligeable, car je commence à y penser bien avant d’avoir tout rédigé. En général, j’écris une conclusion quand j’en ai l’iinspiration et je la retouche à la fin.

 

4.   Utilises-tu des supports de communication ? Homme-sandwich, chien, voiture ? Assistant ?

La communication, c’est un de mes points faibles. Je passe un peu de temps sur facebook, j’envoie des exemplaires à des journalistes et à des bloggeurs, je mets des SP sur SimplementPro, je renseigne aussi MonBestseller, j’écris quelques rubriques dans des revues nautiques, je visite quelques librairies… Je sais que je devrais en faire bien plus, mais j’ai tellement de centres d’intérêt…

VENDREDI – Jour de Vénus – On va parler de la personne derrière l’auteur… Ben oui ! On sait que dans ce corps de plume, de comptes de lectures et de stratégie marketing bat un cœur humain. Respire, il n’y a que 3 questions.

 

1.  Chocolat Suisse ou Belge ?

Peu m’importe pourvu qu’il soit bon.

 

2.  Pastafariste ou d’une autre religion ?

J’ai été élevé catho, mais là, maintenant, je serais assez athée tendance bouddha…

 

3.  Tu vois une grande femme comme moi, que lui dis-tu pour la séduire ?

Je vois une grande femme bien belle, je dis « bonjour Madame » et je n’essaie pas de la séduire car je tiens à conserver ma ministre des finances qui est jalouse.

SAMEDI – Jour de saturne et jour de salons, souvent. Tu me vois venir ? Bien. Tant mieux, on y va, alors.
En deux questions, t’as tout compris.

 

1.    Acceptes-tu le liquide ? Bière, café, chocolat, comme mode de paiement ?

J’accepte les modes de paiement liquides : bière, chocolat, rhum, vins, gin et toutes sortes de cocktails

 

2.            Et si on te paie en nature, comme en pâtes, ça te va aussi ?

Oui, les pâtes, ça va aussi, de même qu’une bonne pizza avec des anchois et des câpres, ou un carpaccio avec des frites maisons, ou un confit de canard, ou…

DIMANCHE

Et 10 lignes pour ne pas fatiguer nos lecteurs. C’est parti.

1.    Au resto, entrée ou dessert ?

Plutôt dessert et pas d’entrée.

Pour ne pas fatiguer nos lecteurs je dirais que je te trouve bien méritante de te casser le baigneur comme ça pour réaliser des interviews et des salons et toute cette sorte d’actions sans aucun doute croqueuses de temps. En même temps, je te soupçonne de bien t’amuser en faisant ça et de prendre bien du plaisir à rencontrer des gens un peu hors originaux.

Un salon du livre en Guadeloupe, ce serait peut-être une bonne idée… Mais il faudrait que tu fasses une enquête préalable car je ne suis pas certain que la lecture soit un sport national au pays du ti-punch /plage /pieds dans l’eau (à 28 degrés en moyenne…).

Quand à moi, je fais un maximum d’efforts pour donner à mon roman « Les Admos » ses chances de connaitre le succès, mais, si ça ne devait pas être le cas, je mettrais un frein à mon activité d’écrivain car ça m’occupe vraiment un temps considérable, au détriment d’autres actions qui m’intéressent tout autant : voyager, aider les potes de rencontre à se dépatouiller de leurs problèmes techniques (de bateaux), construire une annexe/catamaran en contreplaqué/époxy, améliorer encore certains points techniques sur la « Lady », apprendre la voile à mes petits-fils, faire de longues marches à pieds et du snorkelling avec ma doudou… et toute cette sorte de choses.

Ainsi donc, je te souhaite beaucoup de courage pour poursuivre dans ta voie et bonne lecture à tous ceux qui nous font l’honneur de s’intéresser à nos pages.

Dominique Montesinos

Vous êtes aussi auteur et vous voulez être interviewé par mes gracieuses jambes ? Venez ici pour avoir quelques idées de ce qu’il faut montrer pour passer sur ma table de kiné.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.