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Interview de Jessica Lombar

Jessica m’a contactée pour me parler de son dernier livre et me demander si nous pouvions discuter. Nous voici pour la découvrir ensemble !

Entrons dans l’univers de Jessica Lombar

LUNDI – Jour de la lune – On commence la semaine ! Hop hop hop ! 7 questions sur… Toi. Présente-nous l’Auteur / Autrice

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse pas.

Dommage, j’adore les massages, plus particulièrement ceux des pieds !

 

1.    As-tu un(e) assistant(e) comme moi ?
(dans ta vie personnelle, professionnelle, pour toute tâche ingrate, etc.)

Je n’ai pas d’assistant, ni de coach, ni de psy. Je suis fille unique et j’ai été habituée à me débrouiller toute seule et comme je suis ultra perfectionniste, je suis plutôt du style à ne jamais déléguer. En revanche, pour le bricolage, on peut considérer que mon mari est mon super couteau suisse…

 

2.    Quel est ton objet fétiche ?
(Stylo, chaussettes, bouteille de bière, etc.) Explique-nous.

Étant pourtant très intéressée par tout ce qui touche au fétichisme, je n’ai paradoxalement aucun objet fétiche. Je ne suis pas non plus collectionneuse… enfin, d’objets je précise. En revanche, il y a un petit pendentif en forme de clé qui me vient de ma grand-mère maternelle auquel je tiens beaucoup et qui me sert de porte-bonheur. Ma grand-mère est décédée d’une très longue maladie lorsque j’avais 9 ans. J’étais très jeune mais j’ai vécu avec elle les étapes de sa dégénérescence et cet évènement a irrémédiablement modifié mon rapport à ceux que j’aime. Depuis, je suis terrorisée à l’idée de les perdre.

 

 

3.    Je te propose une soirée avec un auteur, quel est ton programme ?

J’aimerais beaucoup passer une heure avec Franck Thilliez notamment. Il écrit des histoires tellement sophistiquées, alambiquées, complexes, extravagantes que je suis curieuse de comprendre ce qu’il y a exactement dans sa tête. N’est-il pas lui-même plus psychopathe que les personnages auxquels il donne vie ? Comment lui vient l’inspiration ? Comment construit-il son intrigue ? Combien de temps cela lui prend-il pour se documenter ? etc… Je rêverais d’être capable d’écrire un thriller. En revanche, même si loin de moi la prétention de vouloir ressembler à Agatha (Christie bien évidemment), je prends grand soin dans mes romans, de construire une intrigue qui monte en puissance, avec du suspens, des rebondissements et qui se termine par un dénouement inattendu.

 

4.    Un lecteur idéal ? Raconte-le. Un authentique, un vrai, élevé au bon grain.

Le lecteur idéal, c’est celui qui te suit en tant qu’auteure depuis tes balbutiements. Un inconditionnel qui t’envoie une photo mettant en scène ton bouquin, qui te tient au courant de ses ressentis au fil de la lecture, qui te donne son avis constructif et détaillé. C’est pour celui-là que je trouve la motivation d’imaginer mes histoires, pour le surprendre, pour le transporter dans un univers qu’il ne connait pas encore, pour le divertir. Dans cette jungle littéraire, parmi les millions de livres disponibles et l’érotisme faisant partie d’une niche qui, parfois ne bénéficie pas d’une bonne réputation, il est tellement difficile d’exister. Je me souviens d’une anecdote lors de la sortie de mon premier roman Rose Noir. Lorsque mes collègues de travail ont appris la nouvelle, ils ont tous voulu le lire. L’une d’entre elles l’a dévoré entre deux appels téléphoniques et j’ai eu la chance de pouvoir observer ses réactions en direct. Jubilatoire !

 

 

5.    Un de tes personnages à nous présenter : que voudrais-tu lui dire ?

Chacun de mes personnages m’a été inspiré par une personne réelle comme beaucoup d’auteurs je pense. Je tiens à m’adresser à Édouard, le personnage secondaire de Rose Noir, qui devient le héros des Lèvres rouges. Cet homme, s’il pouvait se douter de tout l’imaginaire qu’il m’a insufflé, il en serait vraiment surpris. Il m’a fortement fait fantasmer. Tout est parti d’une petite culotte qu’on livre à un inconnu dans une enveloppe kraft et d’un texte érotique écrit à la va-vite à mon mari. Sa réponse : fantasme ou réalité ? C’est de là que mon aventure littéraire a débuté…

 

6.    Décris-nous ta position préférée.
Pour écrire ?

Je n’ai aucun rituel d’écriture. Pour moi, ce n’est pas une activité que je peux prévoir, planifier. L’inspiration vient sans que je la maîtrise, n’importe où, n’importe quand. Il m’est arrivé de composer plusieurs chapitres à mon travail entre deux appels clients, dans le bruit et l’indiscrétion de l’open space. Je pense que cela me galvanise encore plus que de me retrouver dans le silence total. Cependant, les « poussées » d’écriture comme je les appelle, surviennent la nuit et m’empêche de trouver le repos, un peu comme si mon cerveau était un volcan en éruption qui ne pourrait s’éteindre qu’une fois les mots crachés.

 

7.    Portes-tu une tenue particulière pour écrire ?
Satin, dentelle, coton ?

Aucune tenue particulière. Je dirais même que je passe le plus clair de mon temps à poil lorsque je suis chez moi (entendons-nous bien, d’avril à octobre, j’habite dans le sud et l’été y est long). Je suis une naturiste convaincue. Les vêtements ne sont là que pour montrer de nous ce qu’il nous plait de montrer. Ils nous déguisent suivant les situations. Mais si je devais choisir une matière, ce ne serait ni satin (ça fait transpirer le satin), ni la dentelle (trop de frou-frou, je n’aime pas). Les tenues que j’affectionne sont celles qui mettent le mieux en valeur mon côté masculin/féminin.

MARDI – Jour de Mars – Auteur certes, Lecteur aussi ? Si tu ne lis pas, tu vas au ciné ou tu regardes des films, des séries… Et si tu ne fais pas ça de ta caverne, tu dois jouer à des jeux vidéo ? Au fait, c’est 6 questions aujourd’hui.

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse toujours pas.

 

1.    Qu’oses-tu nous dire à propos de tes vices avouables dans tes lectures (filmographie/ludothèque) ?

Pour cette question, j’aurais presque envie de donner ma langue au chat de la mère de… Je ne regarde pas beaucoup la télé, je refuse de m’inscrire sur Netflix car je sais que je deviendrais accro et que je passerais mon temps devant l’écran plutôt que d’écrire. La paresse serait un des vices auquel je serais la plus encline.

Sinon, oui, j’avoue, je regarde Plus Belle La Vie sur ma tablette. 20 minutes sans trop réfléchir et ça me fait du bien.

 

2.    En musique ou non ?

Pratiques-tu l’écriture en musique ou non ?

La musique est omniprésente dans ma vie. Certains morceaux me ramènent directement à une situation, un moment, une émotion que j’ai vécue, un peu comme les odeurs. C’est le même mécanisme. Pour écrire, il m’arrive donc souvent de laisser la musique puisqu’elle est toujours là dans la maison.

 

3.    Comment peut-on te séduire ?

Incontestablement avec des mots. Je ne m’attache pas trop au physique, d’ailleurs les gens qui ne nous paraissent pas attirants au premier abord, finissent par nous éblouir de leur charisme dès qu’ils se mettent à parler. Je suis une invétérée « sapiosexuelle ». La cérébralité pour me séduire est essentielle.

 

4.    Lis-tu en Ebook ou papier ? Audiolivre ? Gros caractères ?
(Ou si tu ne lis pas : Adepte aux films TV ou écran ? Ou juste le son pendant que tu fais autre chose ?)

Je lis en papier. Une liseuse me tenterait bien mais je n’ai pas encore réussi à faire le deuil de l’odeur et du contact du papier. Et oui GROS CARACTÉRES, j’ai bientôt 53 ans et je suis devenue presbyte ce qui est, à mon avis, le plus pénible, avec les cheveux blancs !

 

5.    Lis-tu des confrères ?
(Ou BD, revues, nouvelles, etc… fonctionne aussi si tu ne lis pas)

Je n’ai jamais lu de livres érotiques avant d’écrire moi-même, à part celui de Catherine Millet et sa vie sexuelle lorsque j’étais très jeune et cela m’avait mise dans un état pas possible. Puis, comme beaucoup, je suis tombée sur les fameuses 50 nuances, et je me suis dit « bof ! ». Le gars faisait l’amour dix fois d’affilée et les scènes étaient plutôt répétitives. Cela a contribué à me décider à écrire dans ce genre littéraire. J’avais envie de donner vie à mes propres fantasmes. Je n’ai pas voulu me comparer ou m’influencer en lisant les confrères. Depuis, je connais beaucoup d’auteurs que j’apprécie et que je les lis volontiers sans peur de me comparer puisque j’ai mon propre univers livresque.

 

6.    Lis-tu des notices ?
Même de jeux vidéos

Je déteste les notices, ça me donne mal au ventre. Je suis une personne très impatiente. C’est vrai que cela m’a joué des tours de ne pas les lire, mais tant pis, je continues à prendre le risque !

MERCREDI – Jour de Mercure (pas le thermomètre) –  Parle-nous de ce qui t’anime en tant qu’auteur. Tu as 5 questions

 

Tu connais le chemin de la table du kiné… Une petite bière ?

Une bière brune de préférence, oui je sais ce n’est pas très glam, mais je l’assume ! D’ailleurs, je préfère un bon rhum pur, un whisky sec plutôt que des cocktails élaborés.

 

1.    Ton signe astrologique ? Je dis régulièrement dans mes horoscopes que certains signes sont moins animés que d’autres, qu’en penses-tu ?

Je suis sagittaire et j’en suis très fière, de par le design très stylé et l’idée du mélange homme/animal. Je ne m’y connais pas trop en astrologie mais les femmes sagittaires sont réputées pour être indépendantes, aventureuses, capricieuses, audacieuses, et coquines. Ça me va très bien comme animation !

2.    Comment inventes-tu tes titres ?

Je ne trouve jamais mes titres à l’avance. Ils viennent s’imposer en cours d’écriture. Pour Rose Noir, il s’agit d’un parfum que j’ai découvert en cours d’élaboration du roman et qui correspondait parfaitement avec le rythme tantôt léger et tantôt plus profond du récit. Pour les lèvres rouges, mon héros était obsédé par les bouches sophistiquées et ultra maquillées. On en découvrira la raison à la fin du roman. Enfin, pour le 3ème, j’ai beaucoup hésité. Choisir un titre en Latin, Into Vinceres, pouvait paraitre pompeux. « C’est contre toi qu’il faut vaincre ». Etant donné que j’avais fait de multiples références à la mythologie et que mes héros se battaient pour affronter leurs propres démons, cela m’a paru bien adapté et conférait un voile mystérieux au roman.

 

3.    Ton temps de présence sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu fais tout ?

Je fais tout moi-même. J’apprends, je tâtonne, je ne suis pas issue de la génération Y, des « millennials » qui sont nés avec un portable et des écouteurs greffés aux oreilles… d’ailleurs c’est le sujet de mon prochain roman…

 

4.    Une âme de coach ? Pourrais-tu coacher un autre auteur débutant ?

Cela m’est déjà arrivé à plusieurs reprises. Des auteurs m’envoient leurs manuscrits et me demandent mon avis. Le plus extraordinaire est celui de Lucas de Saint Jean. Je venais de sortir Rose Noir et il m’a lue. Il a voulu partager ses écrits avec moi et je l’ai encouragé à persévérer car son histoire était vraiment prometteuse et son écriture très élégante. Il a finalement écrit « Lily » et sa femme en apprenant que j’avais été la première à découvrir son œuvre en avait même été jalouse. Mais elle a très vite compris que je n’avais été là que pour guider son époux à lui offrir ce merveilleux récit, inspiré par l’amour qu’il lui portait.

 

5.    Jusqu’où irais-tu pour un salon ?
Distance, demandes, etc…

Tout dépend de l’enjeu. Je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à ma promotion car écrire n’est pas le travail qui me fait vivre (ah tiens !!! écrire n’est pas lucratif ?)

JEUDI – Jour de Junon – Bon, je sais, tout le monde attend. J’en ai même entendu qui trépignent devant leur écran d’où je suis.
Alors, parle-nous de tes livres. En 4 questions… Hé hé. Pas si simple, hum ? Attends de voir la suite.

 

Installe-toi confortablement sur la table de kiné, pose ta tête au milieu du trou et vas-y, nous t’écoutons.

 

1.    Un juge te demande de défendre ton dernier livre devant sa cour. Que lui dis-tu ?

C’est amusant comme question car le héros de Into Vinceres, Darius, organise dans son château, dédié au libertinage et à la luxure, le Tribunal des fantasmes qu’il préside de mains de maître entouré de ses douze disciples. Leurs sentences sont souvent tendancieuses et visent à permettre aux accusés de réaliser leurs fantasmes les plus fous. Je plaide coupable, je n’irais certainement pas au Paradis avec mes écrits mais plutôt brûler en Enfer, en même temps qu’est-ce qu’on doit se faire chier au paradis !

 

2.    Où peut-on te trouver sur Internet ? (Réseaux sociaux, site, salons…)
Ton adresse postale ? hé hé hé  (tu peux donner les adresses pour aider à les trouver plus vite)

Twitter https://twitter.com/JessikaLombar

Facebook https://www.facebook.com/jessika.lombar.58/

Insta https://www.instagram.com/jessikalombar/

 

3.    Combien de temps pour conclure ?

Ton livre, bien sûr ! Le premier a été un long chemin. Jamais je n’aurais pensé trouver un éditeur et tenir un jour l’objet livre dans mes mains. Pour le second, environ un an et pour le 3ème, la voie était tracée et j’ai accouché en 6 mois. (le confinement m’a beaucoup aidée car je n’ai plus travaillé depuis le 17 mars… mon activité professionnelles est totalement à l’arrêt)

 

4.    Utilises-tu des supports de communication ? Homme-sandwich, chien, voiture ? Assistant ?

Les chiens, non, je suis pour le bien-être animal. La voiture à l’effigie de mon livre serait trop ostentatoire quant à l’assistant, je l’ai dit plus haut, je n’en veux pas. En revanche, homme-sandwich, ça me plait beaucoup, je vais y songer.

VENDREDI – Jour de Vénus – On va parler de la personne derrière l’auteur… Ben oui ! On sait que dans ce corps de plume, de comptes de lectures et de stratégie marketing bat un cœur humain. Respire, il n’y a que 3 questions.

 

1.    Chocolat Suisse ou Belge ?

Belges, ils sont plus épicés.

 

2.    Pastafariste ou d’une autre religion ?

Je suis très gourmande. Le Pastafarisme est une petite partie de ma religion. D’origine italienne, les pâtes sont une friandise. Je les aime bien fermes, à l’huile d’olive, tomates fraîches et basilic. Les pâtes, c’est la vie, le retour à l’enfance, le réconfort.

 

3.    Tu vois une grande femme comme moi, que lui dis-tu pour la séduire ?

Je ne suis pas petite et j’aime les femmes qui me correspondent. Mais je ne tenterais pas de la séduire car je ne suis pas du tout attirée par les femmes. En amour, en amitié et dans le boulot, je préfère le contact des hommes.

SAMEDI – Jour de saturne et jour de salons, souvent. Tu me vois venir ? Bien. Tant mieux, on y va, alors.
En deux questions, t’as tout compris.

 

1.    Acceptes-tu le liquide ? Bière, café, chocolat, comme mode de paiement ?

Le chocolat noir 86% et un thé vert nature sans sucre très chaud.

 

2.    Et si on te paie en nature, comme en pâtes, ça te va aussi ? 

Un livre dédicacé contre une nuit d’amour torride ? J’espère tout de même ne pas être contrainte de me prostituer pour attirer de nouveaux lecteurs. Mais un bon repas convivial, pourquoi pas ?

DIMANCHE – Jour du dieu soleil – Jour où on en profite souvent pour se la couler douce.
Je ne poserais qu’une question et tu feras le reste. Ok ? T’as carte blanche pour parler de ce qui t’intéresse et conclure cette interview. En 10 lignes pour ne pas fatiguer nos lecteurs. C’est parti.

 

1.    Au resto, entrée ou dessert ?

Au resto, c’est comme au lit, je n’aime pas trop les préliminaires et j’entame rapidement les choses sérieuses, donc plat et dessert me conviendraient mieux. Je fais partie des personnes qui ne sautent pas les repas, qui adorent manger, tremper mes tartines dans mon thé le matin, ronger les os du poulet, lécher mes doigts, bref, on dit souvent qu’il faut observer une femme à table pour savoir quelle amante elle sera au lit. Je suis convaincue que ce « dicton » est avéré. Si les lecteurs se sont farcis cet interview jusqu’à la fin pour connaître mon dessert favori, ils vont être un peu déçus. Alors j’espère qu’ils auront un peu cerné la personne que je suis et qu’ils retrouveront un peu de ma personnalité dans mes écrits. En tous les cas, merci Gracieuse de m’avoir donné la parole et merci à tous ceux qui me suivent et me suivront bientôt.

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Vous êtes aussi auteur et vous voulez être interviewé par mes gracieuses jambes ? Venez ici pour avoir quelques idées de ce qu’il faut montrer pour passer sur ma table de kiné.

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