Alban Bourdy

Interview d’Alban Bourdy

Alban Bourdy est un auteur Français. Il est né le 13 octobre 1983 à Courcouronnes. Diagnostiqué enfant surdoué à l’âge de six ans, il connaîtra un parcours scolaire chaotique.

Bourdy pratique une littérature très vivante et colorée, dans laquelle on ressent sa prédilection pour l’écriture théâtrale et cinématographique, empreinte d’un humour ravageur, d’une sincérité totale et d’une sensibilité exacerbée.

Ses livres sont disponibles ici sur Amazon

Alban était présent au salon du livre et des éditeurs le vendredi 15 novembre et le samedi et dimanche à Mons.
Il est aussi présent en salons et dans les marchés de noël, foncez lui demander une dédicace !  

En avant pour la gracieuse interview de Alban Bourdy ! Hop hop hop !

LUNDI – Jour de la lune – On commence la semaine ! Hop hop hop ! 7 questions sur… Toi. Présente-nous l’Auteur

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse pas.

1.      As-tu un(e) assistant(e) comme moi ?

(dans ta vie personnelle, professionnelle, pour toute tâche ingrate, etc.)

Non, je n’ai pas d’assistant(e).

 

2.      Quel est ton objet fétiche ?

(Stylo, chaussettes, bouteille de bière, etc.) Explique-nous.

Je n’ai pas non plus d’objet fétiche. J’en ai eu par le passé (un papier blanc avec écrit dessus « papillon » en rose – découpé sur un prospectus pour le centre commercial Évry 2, une figurine du professeur Tournesol, une lampe d’Aladdin…), mais ces idylles ne durent pas, j’ai du mal à m’attacher durablement à des objets. Je n’aime pas l’avoir matériel, j’aime me sentir léger, libre, j’aime les décors neutres ou agencés par des personnes avec qui je suis en phase, j’aime sentir que tout ce dont j’ai besoin est en moi et me suit où que j’aille.

 

3.      Je te propose une soirée avec un auteur, quel est ton programme ?

Tout dépend de l’auteur (rires)… Et si c’est moi qui le ou la choisis, comme j’ai du mal avec les choix, on est mal barré pour faire ressortir un nom. Je vais me poser dix mille questions… Si j’aime l’univers d’un auteur, est-ce avec lui que je veux passer une soirée ? Si son univers intérieur est très fort, il doit être assez renfermé, il ne me conviera pas dans son univers… Et puis, des auteurs talentueux, j’en ai rencontré pléthore dans des salons, j’ai souvent passé des soirées avec eux, et on se retrouvait sottement à échanger des banalités comme des collègues de bureau le feraient dans un ascenseur… Je croise tellement d’auteurs qui ont l’air malheureux, souvent les plus populaires, que pourrais-je avoir envie de faire avec eux dans une soirée si ce n’est essayer de les réconforter et les égayer ? Me voilà parti dans mon travers, tout décortiquer sans fin et ne pas répondre aux questions simples. Bon, allez, Alban, on se reprend, il faut faire honneur aux savoureuses questions de Gracieuse, on va faire sans réfléchir. On va imaginer que je passe une soirée avec Amélie Nothomb et que je me fixe comme objectif de la convaincre d’écrire un quatre-mains avec moi.

 

4.      Un lecteur idéal ? Raconte-le. Un authentique, un vrai, élevé au bon grain.

 

J’ai écrit mon premier roman en pensant uniquement à être lu par une personne, cette femme tant aimée à qui je criais mon amour tout au long des 361 pages, elle était donc forcément à ce moment-là la lectrice idéale. L’expression « lecteur idéal » me renvoie toujours à  la Nina d’Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb. Nina est la lectrice idéale de Prétextat Tach, avec tout ce que ça a de fabuleux et en même temps de possiblement terrifiant. J’attends de rencontrer ma Nina, mais petit-à-petit ma vision change et je pense qu’il n’y a pas un idéal mais une multitude. Tous les lecteurs qui entrent en connexion avec ma sensibilité et qui l’enrichissent de la leur sont des lecteurs idéaux. Si je devais tout de même définir un profil, cela me semble évident que mon lecteur idéal serait forcément une lectrice. La communication a toujours été pour moi ô combien plus facile avec les femmes qu’avec les hommes. Je verrais bien une amoureuse des livres et des belles chansons, une âme bienveillante qui parle aux fleurs et aux oiseaux. Cela dit, j’aime être surpris, m’éveiller à ce à quoi je n’aurais pas songé, je ne goûte jamais rien de mieux que l’imprévu, donc mon lecteur idéal est sûrement celui que je n’imagine pas 😉

5.      Un de tes personnage à nous présenter : que voudrais-tu lui dire ?

Mes personnages m’étonneront toujours. Les retours les plus fervents de mes lecteurs à leur sujet concernent ceux que je considérais comme secondaires. Je nourris un rapport particulier avec le Philibert Dumont de mon premier roman (Chute Ascendante), parce que c’est un alter ego mais qu’il est en même temps quelque part comme un double opposé, un moi de l’autre côté du miroir.

Celle que j’aimerais vous présenter c’est Yolanda (de NoËlle et Lui) parce qu’elle m’a impressionné. Elle s’est imposée à moi. D’ordinaire tous mes personnages se rattachent plus ou moins à quelqu’un que je connais ou à une personnalité, là pas du tout. Elle a une solidité et une solarité que je n’ai pas, et elle garde une part de mystère même pour son créateur, et pas un mystère ténébreux mais un mystère bien lumineux. J’aimerais la rencontrer car je suis certain car elle m’inspirerait et aurait bien des choses à m’apprendre. Ce que j’aimerais lui dire ? Que je suis flatté qu’elle m’ait choisi pour lui donner vie, que j’aimerais passer une journée avec elle pour cultiver la joie, l’émerveillement et l’optimisme, une façon de prendre la vie avec légèreté tout en l’ancrant dans une profonde empathie.

 

6.      Décris-nous ta position préférée.

Pour écrire ?

Pour extraire des choses du plus profond de moi, poser les pierres de ce que je veux écrire et bien creuser les fondations, j’aime m’allonger sur le ventre en prenant un stylo et du papier. J’ai un peu l’impression d’accoucher, de déposer mon intérieur sur le papier. Le fait d’éprouver physiquement un réconfort d’avoir le ventre posé au chaud me permet de me pousser à me livrer au-delà de mes réticences, à me livrer sans filtre ni barrière de protection.

 

Pour rédiger, développer, accomplir le plus long du travail, j’aime être assis sur une chaise, le dos bien droit, campé devant un PC portable avec sous mes doigts un clavier AZERTYUIOP aux touches douces et réactives.

 

7.      Portes-tu une tenue particulière pour écrire ?

Satin, dentelle, coton ?

De même que je ne porte pas de tenue particulière pour dormir, je n’en porte pas pour écrire, mais comme pour tenir des conférences je préfère pour écrire être habillé en blanc (du moins dans le haut).

MARDI – Jour de Mars – Auteur certes, Lecteur aussi ? Si tu ne lis pas, tu vas au ciné ou tu regardes des films, des séries… Et si tu ne fais pas ça de ta caverne, tu dois jouer à des jeux vidéo ? Au fait, c’est 6 questions aujourd’hui.

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse toujours pas.

 

1.      Qu’oses-tu nous dire à propos de tes vices avouables dans tes lectures (filmographie/ludothèque) ?

Avouables ou inavouables, je ne connais pas de vice dans mes lectures.

 

2.      En musique ou non ?

Pratiques-tu ton loisir en musique ou non ?

Si c’est d’écriture dont il s’agit, je ne la conçois pas comme un loisir mais comme une activité incontournable à laquelle je ne peux me soustraire sans péricliter, écrire est ma façon de vivre. En général, je préfère écouter des chants que des instrumentaux, mais j’ai du mal à écrire au milieu de paroles chantées (ou alors il faut qu’elles le soient dans un langage m’étant totalement inconnu). Donc ou je sélectionne des playlists instrumentales ou j’écris dans le silence. Ce que je préfère comme ambiance sonore, ce sont les bruits de la nature (les ruisseaux, les chants d’oiseaux… la vie qui chante et qui grouille autour de moi et dont je fais partie).

 

3.      Comment peut-on te séduire ?

En étant vrai.

 

4.      Ebook ou papier ? Audiolivre ? Gros caractères ?

(Ou si tu ne lis pas : Adepte aux films TV ou écran ? Ou juste le son pendant que tu fais autre chose ?)

J’ai fini par me mettre à l’ebook, mais c’est tout de même ni pratique ni très voluptueux, je préfère de loin la version papier. J’aime l’odeur du livre neuf, j’aime caresser le papier. L’audiolivre, ça m’arrive rarement, si j’aime la voix de la personne qui lit je trouve ça pas mal (mais il faut aussi que cette personne ait une sensibilité concordante avec l’auteur.e, sinon ça fait un décalage déstabilisant). Les gros caractères, c’est cool, ça évite les tensions oculaires et les rides au milieu des sourcils.

 

5.      Lis-tu des confrères ?

(Ou BD, revues, nouvelles, etc… fonctionne aussi si tu ne lis pas)

Je lis un peu tout ce qui me passe par la main si c’est dans un format court et si c’est pas trop fade. Je lis des romans aussi, mais là je suis beaucoup plus sélectif, il faut que la sensibilité de l’auteur.e m’ait touché. Je lis aussi pas mal d’essais, pour me documenter et nourrir ma réflexion (même si je modère l’alimentation de cette dernière qui a une tendance boulimique).

 

6.      Lis-tu des notices ?

Même de jeux vidéos

Non, je ne lis jamais les notices, des fois ça me joue des tours mais la plupart du temps je n’en ai pas besoin. J’n’aime pas du tout lire des notices car j’ai l’impression qu’on m’infantilise (dans le mauvais sens du terme, parce que d’un autre côté j’aime lire les histoires pour enfants), et aussi parce que de façon générale j’ai beaucoup de mal à lire tout texte qui est désémotionné.

Alban Bourdy

MERCREDI – Jour de Mercure (pas le thermomètre) –  Parle-nous de ce qui t’anime en tant qu’auteur. Tu as 5 questions

 

Tu connais le chemin de la table du kiné… Une petite bière ?

 

1.      Ton signe astrologique ? Certains signes sont moins animés que d’autres, le savais-tu ?

Balance

 

2.      Comment inventes-tu tes titres ?

Ils me viennent spontanément, comme des évidences. Quand je cherche, je n’trouve rien qui me plaise. En général, je les trouve lorsque j’ai écrit environ la moitié de l’ouvrage. Je dirais qu’au début on fait des réglages, on dresse des plans, puis on trouve la bonne fréquence, le titre émerge, les planètes s’alignent, et ensuite il n’y a plus qu’à dérouler.

 

3.      Ton temps de présence sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu fais tout ?

Oui, je fais tout (pas d’assistant). En moyenne je dirais que je passe une heure par jour sur les réseaux sociaux.

 

4.      Une âme de coach ? Pourrais-tu coacher un autre auteur débutant ?

Il me semble que je saurais le faire, mais peut-être pas avant deux-trois ans, quand j’aurai un peu plus de recul et adopté un rythme de croisière, là je suis encore dans l’activité bouillonnante.

 

5.      Jusqu’où irais-tu pour un salon ?

Distance, demandes, etc…

Je ne pense pas avoir de limites, dans l’absolu, un salon à Papeete me semble faisable et excitant.

JEUDI – Jour de Junon – Bon, je sais, tout le monde attend. J’en ai même entendu qui trépignent devant leur écran d’où je suis.
Alors, parle-nous de tes livres. En 4 questions… Hé hé. Pas si simple, hum ? Attends de voir la suite.

 

Installe-toi confortablement sur la table de kiné, pose ta tête au milieu du trou et vas-y, nous t’écoutons.

 

1.      Un juge te demande de défendre ton dernier livre devant sa cour. Que lui dis-tu ?

Mon dernier livre, c’est un recueil de nouvelles (Insoumission), et je trouve effectivement qu’il a bien besoin d’un avocat parce qu’il passe assez inaperçu au milieu de mes publications précédentes. Alors on s’éclaircit la voix, on ajuste sa robe et on y va :

« Votre Honneur, le traitement que reçoit mon livre est injuste. Que lui reproche-t-on ? D’être tissé d’histoires différentes ? Mais, justement, cette diversité qu’il incarne est l’essence de qui fait le succès des précédents. Je me demande si ce n’est pas son nom, Insoumission, qui gêne, qui pose problème. Ah, ça fait peur ceux qui ne se soumettent pas, ceux qui refusent de rentrer dans le rang des moutons. C’est pourtant nécessaire, surtout quand on va aveuglément dans le mur. Promouvoir ce livre, c’est donner le courage de ne pas accepter la fatalité et la déliquescence, c’est encourager chacune et chacun à reprendre le pouvoir sur son destin et celui de notre planète».

 

2.      Où peut-on te trouver sur le net ? (Réseaux, salons…)

Ton adresse postale ? hé hé hé

J’ai la chance de ne pas avoir d’homonyme, donc vous pouvez me trouver partout où vous trouvez un Alban Bourdy. Je suis sur Facebook (page pro, page association Surdouessence, page perso – n’hésitez pas à me demander en ami), LinkedIn, Twitter, Instagram. Je suis en salon presque tous les week-ends, aux quatre coins de la France, en Wallonie ou en Suisse Romande. Vous pouvez consulter mes dates de dédicaces sur le site albanbourdy.com

Mon adresse postale, c’est le 3 place Foch – 57580 Rémilly (France).

 

3.      Combien de temps pour conclure ?

Ton livre, bien sûr !

Mon record de rapidité, c’est 5 jours (Arc-en-Ciel, roman, en 2016). Mon record de lenteur, c’est onze mois (Autopsy d’un Enfoiré, autofiction, en 2015). Je précise que le second ne fait qu’environ deux fois plus de pages que le premier. Ma moyenne, c’est trois mois.

 

4.      Utilises-tu des supports de communication ? Homme-sandwich, chien, voiture ? Assistant ?

Je n’utilise aucun des supports proposés. Je suis même en rupture de stock de marque-pages.

VENDREDI – Jour de Vénus – On va parler de la personne derrière l’auteur… Ben oui ! On sait que dans ce corps de plume, de comptes de lectures et de stratégie marketing bat un cœur humain. Respire, il n’y a que 3 questions.

 

1.      Chocolat Suisse ou Belge ?

Chocolat Belge (blanc, de préférence).

 

2.      Pastafariste ou d’une autre religion ?

J’aime tellement les pâtes que pastafariste ça me va très bien, oui, de toute façon je n’ai rien d’autre à indiquer dans l’onglet religion.

 

3.      Tu vois une grande femme comme moi, que lui dis-tu pour la séduire ?

Bah, ce qui est bien déjà c’est que je la vois, je n’ai pas à me pencher ou à baisser les yeux. Pour le reste, difficile à dire, je ne connais pas trop le désir de séduire et je ne saurais de toute façon pas quoi dire pour cela. En tout cas, quoi que je lui dise, je pourrai la regarder droit dans les yeux pour lui dire, ce qui paraît avantageux pour une communication de cœur à cœur et d’égal à égal.

Alban Bourdy

SAMEDI – Jour de saturne et jour de salons, souvent. Tu me vois venir ? Bien. Tant mieux, on y va, alors.
En deux questions, t’as tout compris.

 

1.      Acceptes-tu le liquide ? Bière, café, chocolat, comme mode de paiement ?

Faut voir…

 

2.      Et si on te paie en nature, comme en pâtes, ça te va aussi ?

En pâtes je ne pourrais pas refuser, mais alors cuites al dente.

DIMANCHE – Jour du dieu soleil – Jour où on en profite souvent pour se la couler douce. Je ne poserais qu’une question et tu feras le reste. Ok ? T’as carte blanche.

Et 10 lignes pour ne pas fatiguer nos lecteurs. C’est parti.

Au resto, entrée ou dessert ?

Cela dépend de ce qui est proposé, mais ça penche plutôt côté dessert.

Alban Bourdy

Vous êtes aussi auteur et vous voulez être interviewé par mes gracieuses jambes ? Venez ici pour avoir quelques idées de ce qu’il faut montrer pour passer sur ma table de kiné.

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