Jérôme Vialleton

Interview de Jérôme Vialleton

J’ai fait la connaissance de Jérôme par hasard,  parce que je cherchais des conseils pour publier un premier livre, et je me suis inscrite à sa newsletter, que je lis avec attention. Une mine d’or pour les auteurs, auto-édités ou pas :
https://ecrire-et-etre-lu.com/

En avant pour la gracieuse interview de Jérôme Vialleton ! Hop hop hop ! Vous en allez savoir plus sur lui !

LUNDI – Jour de la lune – On commence la semaine ! Hop hop hop ! 7 questions sur… Toi. Présente-nous l’Auteur / Bloggeur (Autrice/Bloggeuse)

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse pas.

 

1.    As-tu un(e) assistant(e) comme moi ?

(dans ta vie personnelle, professionnelle, pour toute tâche ingrate, etc.)

 

Pas d’assistante, mais une épouse formidable. Elle me relit, me donne son avis et surtout fait preuve de beaucoup de patience et de compréhension quand je m’enferme pendant des heures pour me plonger dans mon petit monde.  J’ai beaucoup de chance de l’avoir trouvé.

 

2.    Présente-nous un de tes rituels d’auteur-bloggeur ?

Je n’ai pas d’heure pour écrire (de la fiction ou des articles). Je peux faire ça indifféremment la nuit, le matin aux aurores ou en pleine après-midi. En revanche, je ne peux pas m’y mettre en me sentant négligé. Même si c’est à 2 heures du matin, hors de question d’écrire en robe de chambre et pantoufles. Je dois être douché, habillé et chaussures aux pieds. Sinon je n’y arrive pas.

Je me suis mis dans l’idée que l’inspiration doit être séduite pour l’attirer jusqu’à moi. Je lui fais la cour à chaque fois que je me mets devant le clavier. Quiconque m’aura vu en robe de chambre vous dira que je ne séduirai personne dans cette tenue.

 

3.    Je te propose une soirée avec un auteur, quel est ton programme ?

J’ai le choix de l’auteur ?

Si Stephen King viens à la maison, je l’invite lui et toute sa famille et je les reçois comme des amis. Un rôti au four, chips et apéritif et on papotera de choses et d’autres pendant toute la soirée.

Tu pensais que j’allais lui poser plein de questions sur ses livres et son métier d’auteur ? Nope. Ce qu’il fait, je le sais déjà. Ce qu’il peut expliquer, il l’a déjà écrit dans son livre « Ecriture : mémoire d’un métier » et ce qu’il ne peut pas expliquer restera inexplicable. En revanche, connaître l’homme et ceux qui lui sont chers, ça c’est un privilège qui m’intéresse.

 

4.    Décris-nous ta position préférée.

Pour écrire ?

Je préfère être au-dessus.

Du clavier.

 

5.    A quoi carbures-tu : café ? Thé ? bière ? Chocolat ?

Café par nécessité et vin pour le plaisir. Le chocolat m’est interdit par l’association de lutte contre les bourrelets disgracieux.

 

6.    Seul ou à plusieurs ?

Maintenant, relis la phrase en faisant précéder du verbe : « Ecris-tu »

Seul sans hésitation, et d’une main ferme encore !

J’ai essayé l’écriture à deux, ça a été une expérience désagréable. Il s’agissait de l’écriture d’une pièce de théâtre ; un « seul en scène ». Les divergences d’opinion sur le caractère du personnage et le développement de l’intrigue n’en finissaient plus de s’étendre en discussions stériles où chacun défendait son point de vue. Nous sommes arrivés à un moment où nos relations devenaient tendues, alors nous avons tranché d’un commun accord : il écrirait la pièce et je la jouerai.

 

7.    Es-tu prêt à donner de ta personne ?

Pour ? Tout en général.

C’est une condition sine qua non pour réussir ses projets, sa vie de famille, son travail… tout en général comme en particulier. Si nous ne donnons rien, nous ne recevons rien. C’est aussi simple que cela. J’ai toujours été persuadé que la générosité est payante, quelques soient les circonstances. Cela ne veut pas dire qu’il faut négliger ses propres intérêts, bien sûr, personne ne le fera pour nous. Mais aider les autres à avancer, à progresser. Leur apporter de la valeur. Les aider à comprendre. A s’épanouir. Quel pied !

C’est ce que j’adore avec le blog. J’augmente mon savoir et mon expérience et, en les partageant, j’enrichis les autres sans m’appauvrir moi-même. Je ne connais pas d’échange plus profitable que celui-là.

Jérôme Vialleton

MARDI – Jour de Mars – Bloggeur, auteur certes, Lecteur aussi ? Si tu ne lis pas, tu vas au ciné ou tu regardes des films, des séries… Et si tu ne fais pas ça de ta caverne, tu dois jouer à des jeux vidéo ? Au fait, c’est 6 questions aujourd’hui.

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse toujours pas.

 

1.    Qu’oses-tu nous dire à propos de tes vices avouables dans tes lectures (filmographie/ludothèque) ?

Je suis un geek de la première heure… et ce bien avant que cela ne soit à la mode. Je me suis élevé aux comics américains, aux romans fantastiques et aux premiers jeux vidéo. A l’époque, les gamins comme moi étaient considérés comme les losers de la classe par les gros durs. Aujourd’hui, les gosses des gros durs supplient leurs parents de les emmener voir le dernier film Marvel. La roue tourne.

J’aime toujours autant cela, mais je me force à m’intéresser à d’autres genres de livres et de films. La diversité doit être cultivée si on veut se forger son propre style et, plus le temps passe, plus je suis exigeant sur ce que je regarde ou ce que je lis.

 

2.    Un coup de cœur littéraire dernièrement ?

Je lis en ce moment la trilogie « Abarat » de Clive Barker. Son univers est excellent. Il est original et décalé et Barker nous immerge complètement grâce à ses illustrations (réalisées par l’auteur).

Abarat est un archipel de 25 îles. A chacune de ses îles correspond une heure de la journée. Il fait toujours chaud sur l’île de 14h et toujours sombre sur celle de minuit. Au centre, la 25ème île reste hors du temps. C’est le genre de concept que j’aurai aimé trouver moi-même.

C’est dommage que le troisième tome n’ait pas encore été traduit en français. J’espère que cela viendra bientôt.

 

3.    Quel est le temps passé par semaine pour cette activité ?

Le temps officiel ? Le temps non officiel ?

Je lis tous les soirs avant de dormir. C’est un rituel auquel je déroge rarement.

Je suis également un grand consommateur de livres audio, surtout pour les livres pratiques. C’est une invention géniale qui me permet d’apprendre tout en faisant autre chose. J’ai la chance de me débrouiller en anglais, j’ai donc un large choix de livres intéressants.

 

4.    En musique ou non ?

Pratiques-tu ton loisir en musique ou non ?

J’écris en musique, généralement un style qui me met dans l’ambiance que je recherche pour ma scène.

Pour le reste, je mets de la musique quand je suis seul, ce qui arrive rarement. Grand fan de jazz, j’ai peu de goût pour la musique actuelle. Je suis très vieux jeu à ce niveau.

 

5.    Comment peut-on te séduire ?

Avec un paquet de chips.

 

6.    Lis-tu des notices ?

Même de jeux vidéos

Des quoi ? Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Jerome vialleton

MERCREDI – Jour de Mercure (pas le thermomètre) –  Parle-nous de ce qui t’anime en tant que bloggeur(se). Tu as 5 questions

 

Tu connais le chemin de la table du kiné… Une petite bière ?

 

1.    Ton signe astrologique ? Certains signes sont moins animés que d’autres, le savais-tu ?

Je suis vierge ascendant nymphomane (ça s’annule, je crois). Je m’anime particulièrement quand la lune est alignée avec Uranus. Pour les autres, qu’ils se débrouillent. Chacun son décan.

 

2.    Comment inventes-tu tes titres d’articles ?

Je ne suis pas très original à ce niveau-là. J’applique les recettes qui ont fait leurs preuves.

Un titre d’article doit être raisonnablement court et surtout accrocheur. Il doit donner envie au lecteur de cliquer pour en savoir plus. Pour cela, il doit répondre à une question que se pose le lecteur et promettre un contenu concret. Les gens ne veulent pas de théories ou de blabla corporatiste, ils veulent une solution à leur problème.

Les deux modèles de titre qui fonctionnent le mieux sont les « Comment faire… » (comment écrire un livre, comment construire un personnage, comment vendre son livre, etc.) et les listes (Les 5 composants d’un personnage, Les 10 erreurs à éviter, Les 7 meilleurs logiciels, etc.).

 

3.    Préfères-tu écrire le jour ou la nuit ?

Je n’ai pas de préférence. Je peux écrire à toute heure. La nuit est propice car toute la maison est endormie (en théorie), mais je peux aussi m’y coller en pleine journée si tout est calme.

 

4.    Ton temps de présence sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu fais tout ?

Il est de plus en plus court. Sur ma page perso, je ne publie quasiment rien de personnel. Je partage parfois des vidéos ou des articles que je trouve intéressant. Cela s’arrête là.

Sur mes pages auteurs, je suis plus actif. Je vais souvent sur les groupes Facebook dédiés aux auteurs. Je partage les articles du blog et je lis les publications de ceux qui posent des questions. Si j’estime que j’ai un élément de réponse qui peut l’intéresser, je lui donne. Si tout le monde a déjà tout dit, je passe mon chemin.

 

5.    Une âme de coach ? Pourrais-tu coacher un débutant ? En coaching privé, je veux dire, en tête à tête, les yeux dans les yeux, clavier contre clavier et plus si…

C’est en effet une activité qui m’intéresse beaucoup. En fait, c’est un projet que j’ai mis sur ma tablette pour 2020. Quelle forme prendra-t-il ? Quand arrivera-t-il ? A quel prix ? Je ne sais pas. C’est encore trop tôt pour le dire. Mais j’y réfléchis très sérieusement.

Et en effet, depuis l’interview, voici ce que Jérôme propose : 
un coaching de 3 mois !

JEUDI – Jour de Junon – Bon, je sais, tout le monde attend. J’en ai même entendu qui trépignent devant leur écran d’où je suis.
Alors, parle-nous de tes livres. En 4 questions… Hé hé. Pas si simple, hum ? Attends de voir la suite.

 

Installe-toi confortablement sur la table de kiné, pose ta tête au milieu du trou et vas-y, nous t’écoutons.

 

1.    Un juge te demande de défendre ton dernier article devant sa cour. Que lui dis-tu ?

Votre honneur, Monsieur le président, Votre majesté,

Vous dites que mon livre ne respecte pas le politiquement correct ? Qu’il ne rentre pas dans les cases préétablies de la bienséance et du respect des indignés ? Je suis au regret de vous informer que je m’en tartine les parties génitales avec du beurre demi-sel.

 

2.    Quel est ton principal défaut en tant qu’auteur ?

Demande à un bêta-lecteur, ton éditeur, un lecteur favori…

Interrogée sur la question, ma merveilleuse épouse (qui est mon alpha-lectrice) a déclaré, je cite : « Tu approfondis trop tes personnages secondaires. Tout le monde se fout de connaître l’historique de la concierge.  Coupe. »

Je réponds « Oui chérie » et je coupe.

 

3.    Une mauvaise critique : batte de base ball, contrat sur sa tête ou ignorance totale jusqu’à ce que tu trouves son adresse postale ?

Je vais sortir un truisme, mais je n’ai pas de problème avec les critiques tant qu’elles sont constructives et pas trop tourné sur le ressenti du lecteur. Un auteur n’est pas responsable du passif de ces lecteurs.

 

4.    Combien de temps pour conclure ?

Ton livre, bien sûr !

Plus ou moins un an. La première fois, je me suis désespéré devant le temps que me prenait la correction. J’ai cru que je n’arriverai jamais au bout.

jerome vialleton

VENDREDI – Jour de Vénus – On va parler de la personne derrière le bloggeur-auteur… Ben oui ! On sait que dans ce corps de plume, de comptes de lectures et de stratégie marketing bat un cœur humain. Respire, il n’y a que 3 questions.

 

Et il n’y a pas plus de massage, mais la table de détente est ici. Le chocolat ? Il n’y en avait plus en magasin.

 

1.    Chocolat Suisse ou Belge ?

Ni l’un ni l’autre. J’ai un père pâtissier qui connaît encore son métier. Je ne veux pas en manger d’autres.

 

2.    Pastafariste ou d’une autre religion ?

Je vénère le grand Cthulhu qui sortira bientôt de sa prison de pierre et plongera l’humanité dans un chaos mêlé de souffrances et de plaisirs charnels.

 

3.    Tu vois une grande femme comme moi, que lui dis-tu pour la séduire ?

Je lui propose un massage des pieds tout en lui parlant au creux de l’oreille (faudra qu’elle se plie un peu du coup, mais pour cela ma femme se propose d’aider).

Jerome Vialleton

SAMEDI – Jour de saturne et jour de rencontres et de salons, souvent. Tu me vois venir ? Bien. Tant mieux, on y va, alors.
En deux questions, t’as tout compris.

 

Samedi, c’est plus cool, tu peux t’asseoir sur la table, j’ai remarqué qu’on commence à se détendre un peu trop après quelques jours.

 

1.    Acceptes-tu le liquide ? Bière, café, chocolat, comme mode de paiement ?

J’accepte l’absinthe, la cervoise et  la liqueur de gentiane.

 

2.    Et si on te paie en nature, comme en pâtes, ça te va aussi ?

Je ne prends que les pâtes fraîche et à la carbonara. Attention, je suis un fin connaisseur en la matière.

Jérôme Vialleton

DIMANCHE – Jour du dieu soleil – Jour où on en profite souvent pour se la couler douce. Je ne poserais qu’une question et tu feras le reste. Ok ? T’as carte blanche.

 

Et 10 lignes pour ne pas fatiguer nos lecteurs. C’est parti.

 

1.    Au resto, entrée ou dessert ?

Après, tu peux en profiter pour broder sur ce que tu veux, tant que tu ne dépasses pas sur les bords…

Ça dépend qui paye, Gracieuse. C’est toi ? Alors je prendrai entrée, plat, fromage, dessert, café et digestif.

Si je suis un peu ballonné après tout cela, il faudra me raccompagner. En taxi de préférence ou alors dans ta voiture, mais il vaut mieux que je m’asseye devant car je suis malade dans les transports.

Je sais que ça te fais loin de Bruxelles pour rentrer à Carcassonne, mais je ne me sens pas de reprendre l’avion après un dîner pareil.

Ne t’inquiète pas, je te dédommagerai. Promis. Dès que j’aurai retrouvé mon portefeuille. Au pire je t’enverrai un chèque par La Poste. Plus tard.

Oui, voilà. Plus tard.

Jérôme Vialleton

Vous êtes aussi auteur et vous voulez être interviewé par mes gracieuses jambes ? Venez ici pour avoir quelques idées de ce qu’il faut montrer pour passer sur ma table de kiné.

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