Hypersensibilité : interview de Marjorie Levasseur

Marjorie Levasseur

Bonjour à toi, ô autrice hypersensible et zèbre, selon l’appellation la plus connue. Nous allons vivre une expérience particulière, tu vas voir, tout va bien se passer. Prends une tasse de tisane aux orties et aux artichauts bretons bio et vas-y, démarre la lecture des questions de cette interview particulière.

J’ai pour habitude de proposer des horoscopes humoristiquement novateurs et inspirants pour les étapes importantes de l’année, nous allons donc conduire cet entretien décalé autour des 4 éléments fondamentaux.

FEU – Parle-nous de ce qui t’anime en tant qu’autrice.

1.    La question du bélier

Parlons de la turbine de ta cervelle, comment arrives-tu à t’ancrer ?
(en pleine mer en la lançant, verrouillé sur une chaise, deux claques pour réhabiter ton corps)

Explique-nous.

C’est hyper compliqué pour moi de m’ancrer, comme tu dis. Mon esprit mouline sans arrêt. J’ai même l’impression qu’il continue à tourner quand je dors. Même quand je suis occupée dans une activité, j’ai tendance à décrocher et à « partir » ailleurs. Si je regarde un film, une scène que je vois va me faire penser à autre chose ou me donner des idées pour un roman.

Un esprit qui fourmille, c’est un atout dans mon métier, sans conteste, mais ça peut parfois être fatigant. Je crois que les deux seuls moments où j’arrive à m’ancrer, c’est quand j’écris ou que je lis. La plupart du temps, je suis là, mais mon esprit part quelques fois ailleurs, le temps d’une milliseconde et ça peut être très gênant quand je suis au milieu d’une discussion, je me sens bête parce que je n’ai pas tout suivi^^.

 

2.    La question du lion

Zèbre, abeille travailleuse, fourmi ou cigale ? Ou tous en même temps ?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Sincèrement, oui, je pense un peu tout de tout ça, mais pas forcément en même temps par contre.

 

3.    La question du Sagittaire

Quel est ce plus que tu mets dans tes livres ? Ces petites pincées d’ingrédients qui font craquer les lecteurs ?

Je me nourris de mes propres émotions dans mes histoires, je vis ce que vivent mes personnages, ce qui fait que je me sens parfois vidée au moment de poser le mot fin. Et je pense que cette émotion ressort beaucoup dans mes récits.

J’aime aussi créer des personnages réalistes, attachants, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui n’ont pas peur de se montrer tels qu’ils sont. Des personnages qui deviennent des amis autant pour moi que pour les lecteurs.

AIR – On va parler de la femme derrière l’autrice.

1.    La question des gémeaux

Quel animal de compagnie adopterais-tu ?

Un furet, un rat, une chouette, une tarentule ?

Au risque de décevoir, je vais rester dans le classique avec un mignon petit chaton ou un chiot. Je ne suis pas trop pour le fait d’adopter des animaux exotiques et/ou qui vivent dans la nature. Laissons-les libres !

 

2.    La question de la balance

Comment réagis-tu face à un bruit que tu détestes ? (produit par un élément ou une personne extérieure que tu ne peux pas arrêter, bien sûr, comme un cliquetis de stylo, un mâchonnement de chewing-gum…) et une couleur ou une odeur ?

Cela va clairement me stresser et se traduire par un frisson désagréable ou le besoin de m’éloigner de cette source de stress. Dans les mauvais jours, je peux aussi lancer un regard noir à la personne qui va faire cliqueter son stylo.^^ (personne n’est parfait, hein !)

J’ai été plusieurs fois gênée jusqu’à l’étourdissement par une odeur : le cœur qui s’affole, le besoin de m’éloigner et de prendre l’air, voire de me retrouver quelques secondes avec les oreilles bouchées et un voile noir devant les yeux tellement j’étais indisposée. Je sais ce qui provoque ce type de réaction et j’essaie donc d’éviter de me retrouver dans ce genre de situation.

 

3.    La question du Verseau

Peux-tu te laisser porter si on t’emmène dans un endroit inconnu, les yeux bandés ?

Si j’ai confiance en la personne qui m’accompagne, aucun souci. Oui, il faut vraiment que je sois en confiance (un peu comme Isa dans mon dernier roman, ceux qui l’ont lu comprendront^^)

TERRE – Parlons de tes livres et des arbres qui les fabriquent.

1.    La question du taureau

Comment gères-tu ton inspiration ?

Si elle est en panne, que fais-tu pour la rappeler à toi ? (marcher, prendre un bain de boue, courir nue dans les champs)

Tout m’inspire. La vie m’inspire. Donc, de ce fait, je ne suis jamais en manque d’inspiration (ce qui peut parfois être problématique, car les idées fusent dans tous les sens), en revanche, ce qui peut me faire défaut parfois, c’est la motivation. Mais une fois que je l’ai retrouvée, plus rien ne m’arrête !

 

2.    La question de la vierge

Aimerais-tu que l’on créée un cours de potions à l’école, comme dans l’école du sorcier Harry Potter ? Oui, avec un professeur comme Severus Rogue, c’est la base.

Rogue n’est pas si mauvais que ça, tout le monde le sait^^. Mais… un cours de potion ? Hum… une potion, c’est un peu de la triche, non ?^^ Inciter quelqu’un à tomber amoureux, provoquer la chance… Autant laisser faire le destin, non ?

Mais j’adore l’univers d’Harry Potter, une école de magie, c’est sympa comme concept !

 

3.    La question du capricorne

Comment réagis-tu avec ceux qui détestent tout et descendent ton livre juste pour aller à contre-courant ?

Vaudou, mauvais-sort ou mépris ? L’étouffer avec ton coussin de colère ? Lâche-toi, ça peut servir d’avertissement à ceux qui liront. (non, les zèbres ne sont pas tous gentils, tordons le cou à cette idée de suite)

Je ne peux pas dire que cela m’indiffère, ce serait mentir, même si j’ai appris, avec les temps, à prendre une certaine distance avec ces critiques méchantes et purement gratuites. J’accepte de me remettre en question devant une critique constructive et justifiée par des éléments pertinents, mais je ne comprends toujours pas la nécessité de descendre gratuitement le livre d’un auteur. Quand je n’aime pas, je ne laisse pas d’avis, j’aurais trop peur de blesser l’auteur. Comment je réagis face à des personnes qui descendent mon livre juste pour le descendre ? Je ne réagis pas, je ne réponds pas non plus, ce serait leur donner trop d’importance. Ça ne veut pas dire que ça ne me fait rien…

EAU – Autrice certes, Lectrice aussi ?

1.    La question du cancer

Aimes-tu les films d’horreur ? Ou les romans psychologiques qui font peur ?

T’arrive-t-il de pleurer avec des personnages ou de crier en même temps qu’eux ? Fuis-tu les douches suite au film de Hitchcock ou les voitures suite au livre Christine de S. King ?

Je ne suis pas trop fan d’hémoglobine en règle générale, j’évite les films d’horreur et si jamais je me retrouve malgré moi devant ce genre de films, je ne regarde pas les scènes trop sanglantes.^^ En fait, j’ai surtout du mal avec les scènes violentes.

En revanche, des romans psychologiques, j’aime bien, qui font peur ou non, peu importe. De façon générale, j’aime bien les histoires qui fouillent la psychologie des personnages, lumineux ou sombres, c’est la richesse de l’âme humaine qui me passionne.

Je ne crie pas avec les personnages, non, mais sursauter, ça oui, ça m’arrive souvent (dans les films, pas les romans) ! Quant à pleurer, oui, trèèèèèèssss souvent, aussi bien devant un film qu’en lisant un roman.

Et non, je n’évite pas les douches depuis Psychose (un chef d’œuvre, ce film !) ni les voitures.

 

2.    La question du scorpion

Combien de livres en cours ?

En écriture ? En lecture ?

Un à la fois, ou plein avec un ordre de préférence ?

Alors, depuis quelques mois, il m’arrive assez régulièrement de livres plusieurs livres en même temps, deux au maximum, sur deux supports différents (papier et liseuse) ou d’abandonner la lecture d’un livre pour la reprendre quelques mois plus tard. Ou pas du tout, d’ailleurs, malheureusement ça m’arrive de plus en plus souvent d’abandonner un livre. Je ne sais pas si c’est une question d’humeur ou pas. Je crois que depuis que j’écris, je deviens de plus en plus difficile dans mes lectures…

En revanche, non, je suis incapable de mener de front deux projets d’écriture. Quand je suis plongée dans l’écriture d’un roman, je suis en immersion complète avec mes personnages. Seule exception : quand une autre histoire s’impose à moi et que je ne peux faire autrement que de lui donner la priorité et de faire une pause avec la première. Cela m’est déjà arrivé.

 

3.    La question du poisson

Quelle voix préfères-tu pour te lire une histoire (avant de dormir ou en plein journée, au choix) ? Celle de Barry White, Bohort de Kaamelott ou Johnny Halliday ?

Sans hésiter Barry White. Les voix graves et chaudes, rien de tel pour se créer un cocon réconfortant avant de dormir.

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