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Interview de Nicolas Bocq

Nicolas est un docteur. Et il écrit aussi. Dommage pour moi, il n’est pas kiné, mais il est très intéressant. 

En route pour l’interview de Nicolas Bocq !

LUNDI – Jour de la lune – On commence la semaine ! Hop hop hop ! 7 questions sur… Toi. Présente-nous l’Auteur

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse pas.

 

1.    As-tu un(e) assistant(e) comme moi ?
(dans ta vie personnelle, professionnelle, pour toute tâche ingrate, etc.)

Mon activité professionnelle très chargée, m’oblige à m’entourer. A la maison, au bureau, je bénéficie de l’aide précieuse de personnes de confiance. Mais je ne considère pas ces tâches comme ingrates ; le ménage, le jardin, les tâches de secrétariat etc… je les ai effectuées pendant des années. Et il m’arrive souvent de remettre la main à la pâte. A la maison, j’aime participer à l’entretien de mon refuge…

 

2.    Quel est ton objet fétiche ?
(Stylo, chaussettes, bouteille de bière, etc.) Explique-nous.

Une pierre à la forme très singulière que j’ai rapportée de mon premier séjour sur les îles Lavezzi (en Corse). C’est un endroit magnifique, hors du temps…

 

3.    Je te propose une soirée avec un auteur, quel est ton programme ?

Ce serait pour moi ce rêve absolu d’être, l’espace d’une soirée, au côté auprès de Patrick Modiano. Chacun dans ses lectures ressent un jour ce coup de foudre. Il y a dix ans je suis tombé sur Rue des boutiques obscures, et je suis depuis hypnotisé comme le serpent KAA par Patrick Modiano. J’ai cette étrange impression d’être connecté directement à ses neurones quand je le lis. Je crois qu’il y a quelque chose de mystique dans ses livres. Aussi la musicalité, ces temps morts, il y a du Satie. Je crois que je suis attiré par sa conception du temps, cette spirale infernale qu’il a inventée. Et son concept de « transparence » qu’il décrit dans « un Pedigree » (à lire !!!)

J’irais donc le chercher place Saint-Sulpice un samedi en fin d’après-midi de plein automne ; Et je le suivrais sans parler déambulant dans Paris. Je suis sûr qu’il m’emmènerait Quai de Conti, rue Lauriston, boulevard Ornano (au n° 41). Il s’arrêterait devant les stands de cartes postales au bout de l’avenue Gabriel près des Champs-Élysées. Et après une longue balade, je l’inviterais à diner, quelque chose de simple et de bon, dans un petit restaurant trouvé par hasard. Je lui parlerais de Dora Bruder, et de ce personnage énigmatique : Hutte.  Puis je le raccompagnerais. Naïvement, je lui offrirais mon livre et lui dirais simplement merci pour tout.  C’est un rêve Modianesque !

 

4.    Un lecteur idéal ? Raconte-le. Un authentique, un vrai, élevé au bon grain.

Je dois dire que je suis très reconnaissant et admiratif de cette sphère littéraire que j’ai découverte sur le net avec mon livre. Notamment sur Babelio ; de voir des gens qui prennent le temps de la lecture pour vous faire connaitre. Je trouve cela remarquable.

Comme toi d’ailleurs !!! Vous êtes les nouveaux héros de la littérature contemporaine.

 

5.    Un de tes personnages à nous présenter : que voudrais-tu lui dire ?

C’est une très belle -et intime- question. Je m’adresserais à « mon » Bourvil. Si je pouvais remonter le temps, j’irais le voir sur notre terrain de billes pour lui dire : « attends-moi là. Fais gaffe que personne ne pique mes billes. Je vais régler quelques trucs, et je reviens finir notre partie… »

 

6.    Décris-nous ta position préférée.
Pour écrire ?

Je n’ai pas de position préférée, pour écrire… C’est surtout une question de moment. Après une lecture, une réflexion suite à une émission ou un film, une promenade, un bon apéritif. Je prends beaucoup de notes. Mais l’écriture se finalise à mon bureau.

 

7.    Portes-tu une tenue particulière pour écrire ?
Satin, dentelle, coton ?

Non. Pourvu qu’elle soit confortable.

MARDI – Jour de Mars – Auteur certes, Lecteur aussi ? Si tu ne lis pas, tu vas au ciné ou tu regardes des films, des séries… Et si tu ne fais pas ça de ta caverne, tu dois jouer à des jeux vidéo ? Au fait, c’est 6 questions aujourd’hui.

 

Installe-toi sur cette table de kiné, et commençons. Non, je ne masse toujours pas.

 

1.    Qu’oses-tu nous dire à propos de tes vices avouables dans tes lectures (filmographie/ludothèque) ?

J’aime le côté scénario dans un texte, pouvoir le projeter sur un écran blanc. Je pense à « la disparition de Josef Mengele » (Olivier Guez, Grasset – 2017).  C’est un récit remarquable sur plein d’aspects. Je l’ai écrit à Olivier Guez, et il m’a répondu ! Me confiant que les droits T.V avait été achetés.

« L’Adversaire » d’Emmanuel Carrère est un chef-d’œuvre du genre de la « non-fiction », un voyage dans les tréfonds de l’âme humaine. C’est scotchant.

 

2.    En musique ou non ?

Pratiques-tu l’écriture en musique ou non ?

Il m’arrive d’écrire en musique, pour visualiser une scène. La musique joue un rôle de catalyseur. Ce sont souvent des musiques qui correspondent au temps chronologique de la scène, à sa cadence, aux éléments extérieurs, au décor et à l’ambiance. La musique est un palliatif très sain dans notre quête de l’inspiration.

 

3.    Comment peut-on te séduire ?

Je pense que j’ai besoin de bien connaitre la personne, son vécu, son parcours. De parler. Il me faut beaucoup de temps pour être séduit…De la réciprocité. Par contre, une fois séduit, je le suis pour de bon.

 

4.    Lis-tu en Ebook ou papier ? Audiolivre ? Gros caractères ?
(Ou si tu ne lis pas : Adepte aux films TV ou écran ? Ou juste le son pendant que tu fais autre chose ?)

Je suis très papier, mais il faut reconnaitre que le Ebook permet un accès rapide au livre. C’est aussi une question de confort. Le papier est plus « vivant » à mon sens.

 

5.    Lis-tu des confrères ?
(Ou BD, revues, nouvelles, etc… fonctionne aussi si tu ne lis pas)

Oui bien évidemment. Des livres mais surtout la presse. Le métier de journaliste est un sacré beau métier.

 

6.    Lis-tu des notices ?
Même de jeux vidéos

Non, je suis victime d’un stress traumatique post-IKEA.

MERCREDI – Jour de Mercure (pas le thermomètre) –  Parle-nous de ce qui t’anime en tant qu’auteur. Tu as 5 questions

 

Tu connais le chemin de la table du kiné… Une petite bière ?

1.    Ton signe astrologique ? Je dis régulièrement dans mes horoscopes que certains signes sont moins animés que d’autres, qu’en penses-tu ?

Je t’avoue que je suis assez loin de tout cela même si je connais bien le ciel. Moi je suis Gémeaux et d’après ce qu’on m’en a dit, cela colle bien à ma personnalité.

2.    Comment inventes-tu tes titres ?

« Mon » titre…. En fait cela vient de « l’Horizon » de Patrick Modiano (encore lui…). Au début du livre, il parle de « matière sombre ». C’est l’esprit de sa réflexion que j’ai voulu reprendre. Mais dans mon livre, il y a un second sens, plus terre à terre… Tu l’as trouvé ?? Ma mère oui !!!

 

3.    Ton temps de présence sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu fais tout ?

En fait, j’y suis peu par manque de temps. Honnêtement, je suis assez mal à l’aise avec cela. Mais je trouve tout de même cet outil fascinant. C’est impressionnant, démesuré, incontrôlable…

 

4.    Une âme de coach ? Pourrais-tu coacher un autre auteur débutant ?

« Coacher » ? C’est peut-être un peu pompeux… Mais donner un avis, un ressenti ou quelques conseils, avec plaisir. Proust disait : « La lecture est une amitié ». Une forme d’amitié virtuelle mais forte.

 

5.    Jusqu’où irais-tu pour un salon ?
Distance, demandes, etc…

Je serais très ouvert à cela. Parler de mon livre et rencontrer des auteurs… Je prendrais cela comme une forme de pause à la fois récréative et sérieuse.

JEUDI – Jour de Junon – Bon, je sais, tout le monde attend. J’en ai même entendu qui trépignent devant leur écran d’où je suis.
Alors, parle-nous de tes livres. En 4 questions… Hé hé. Pas si simple, hum ? Attends de voir la suite.

 

Installe-toi confortablement sur la table de kiné, pose ta tête au milieu du trou et vas-y, nous t’écoutons.

1.    Un juge te demande de défendre ton dernier livre devant sa cour. Que lui dis-tu ?

Madame la Présidente (oui, c’est forcément une femme)

Je vous prie de bien vouloir excuser ma faiblesse, de m’être pris pour l’homme que je ne suis pas. Pour m’être pris pour un écrivain (il se crispe sur la barre).

Je suis ici inculpé d’exercice illégale de la profession d’écrivain. Mais je n’ai pu résister. Revoir toutes ces âmes une dernière fois, revivre ce pays d’autrefois que j’ai tant aimé, ressentir tous ces parfums, ces odeurs de campagne. Ces moments d’angoisse et d’égarement. Et leur dire merci et adieux à tous…

Madame la Présidente, je présente mes excuses à la Cour ; (il sanglote) je plaide coupable et je ne ferai pas appel…

 

2.    Où peut-on te trouver sur Internet ? (Réseaux sociaux, site, salons…)
Ton adresse postale ? hé hé hé  (tu peux donner les adresses pour aider à les trouver plus vite)

Bah quel honneur d’être chez toi maintenant !!!

Sinon -très modestement- sur Babelio, Librinova, Amazon, Instagram

 

3.    Combien de temps pour conclure ?
Ton livre, bien sûr !

Ce que j’apprécie surtout dans un livre, c’est la concision. J’ai eu décidément du mal à envisager la fin, autour du personnage de Robert Pary qui compte énormément. C’est celui qui projette Camille dans « l’Univers ». J’ai décidé d’être finalement assez elliptique. Je pense qu’il mériterait un livre à lui seul !

 

4.    Utilises-tu des supports de communication ? Homme-sandwich, chien, voiture ? Assistant ?

Que nenni messiiiiiiiir !

VENDREDI – Jour de Vénus – On va parler de la personne derrière l’auteur… Ben oui ! On sait que dans ce corps de plume, de comptes de lectures et de stratégie marketing bat un cœur humain. Respire, il n’y a que 3 questions.

 

1.    Chocolat Suisse ou Belge ?

Chocolat de… La Rochelle. La Maison D’Jolly (un peu de pub) en fabrique un excellent.

 

2.    Pastafariste ou d’une autre religion ?

Résolument agnostique !

 

3.    Tu vois une grande femme comme moi, que lui dis-tu pour la séduire ?

La séduction est une arme secrète, classée secret-défense.

SAMEDI – Jour de saturne et jour de salons, souvent. Tu me vois venir ? Bien. Tant mieux, on y va, alors.
En deux questions, t’as tout compris.

 

1.    Acceptes-tu le liquide ? Bière, café, chocolat, comme mode de paiement ?

Un bon double express’ avec plaisir. Mais je vais être honnête, je suis très très champagne.

 

2.    Et si on te paie en nature, comme en pâtes, ça te va aussi ?

Les pâtes, c’est le rituel familial du dimanche soir. Je suis au top. Ma recette : suivre à la seconde près le temps de cuisson indiqué sur le paquet Barilla. Ensuite Beurre et Pesto. Al dente, ovviamente !

DIMANCHE – Jour du dieu soleil – Jour où on en profite souvent pour se la couler douce.
Je ne poserais qu’une question et tu feras le reste. Ok ? T’as carte blanche pour parler de ce qui t’intéresse et conclure cette interview. En 10 lignes pour ne pas fatiguer nos lecteurs. C’est parti.

 

1.    Au resto, entrée ou dessert ?

Oui tu as raison, le dimanche est un jour essentiel où l’on se retrouve en famille.

C’est effectivement, pour le dimanche midi, souvent un jour de « resto ».

Je t’emmènerais bien dans un petit restaurant de bord de mer bien de chez nous.

Menu simple avec vue sur mer, de l’iode plein le nez. Des huitres, poisson du jour, un vin blanc « entre-deux-mers », le dessert du jour avec un bon café. Les mouettes pas loin et une petite balade avec vue sur le pont de l’ile de Ré. Les gens sont détendus et souriants. Les enfants rigolent. Tout va bien.

Tu viens quand tu veux !

Merci à toi Gracieuse pour ma probable seule et unique interview de ma courte carrière.

Et à travers toi, un grand merci à tous ces anonymes qui font vivre ces petits livres sur la toile !

Vous êtes aussi auteur et vous voulez être interviewé par mes gracieuses jambes ? Venez ici pour avoir quelques idées de ce qu’il faut montrer pour passer sur ma table de kiné.

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