Bonne fête mamans !

J’ai décidé, à l’unanimité de moi-même, d’écrire une notice à l’usage des mamans. Les mamans sont des bestioles qu’il faut soigner aussi. Même si je ne suis pas toujours tendre avec mes congénères, il faut reconnaître que nous avons beaucoup à faire pour les mères. Dans notre société, à grosse tendance patriarcale, disons-le, qui n’a jamais entendu qu’on a toujours besoin de sa maman ?

Et le papa, que fait-il ? Il boit des pintes (de bière) avec les potes ? Hum ? Ne vous inquiétez pas, messieurs, vous aurez votre tour de gentillesses. Quand ce sera votre fête, bande d’impatients ! Pour l’instant, nous fêtons les mamans, alors respectez la vôtre, nomdidiou ! Et offrez-lui une pinte (de bière) pour garder vos rejetons !

Que la maman qui n’a jamais eu envie de jeter ses enfants par la fenêtre me jette la première pierre. Je ne demande pas de confirmation, je te rassure. Quoique, si tu veux en parler à ta pote Gracieuse, tu m’envoies un Message Privé et tu déverses tout ce que t’as à dire, tu verras, ça fait du bien.

Et moi, de mon côté, je suis sûre que je ne vais pas recevoir beaucoup de pierres.

Ton identité propre disparaît à la seconde où tu es en présence de ta descendance. Sauf que, dans la vie civile, je ne suis pas que la maman de C., je suis aussi une femme, avec un degré cynique élevé. À la distribution de patience, j’étais partie parce que j’en avais marre d’attendre, donc, j’ai pris le surplus de ce dont personne ne voulait, le sarcasme et l’humour au 2è degré. Alors si toi aussi, tu veux te défouler et voir les choses sous l’angle de la réalité des mamans, lis cet article.

Pendant ta grossesse, tu n’entends parler que du bébé dans ton ventre. Tu n’es plus qu’un utérus géant. (gigantissime quand tu es grande, ne me remercie pas, j’en suis aussi), aux belles jambes, ou gonflées, selon ta grossesse. T’inquiète, les belles jambes reviennent après la naissance. Après, cet enfant sort de ton ventre, tes belles jambes reviennent mais ton identité ne revient pas, elle. Parce que quand t’es une maman, tu deviens la maman de… Surtout chez Nounou, à la garderie, la crèche ou autre endroit où tu le jettes, pardon, tu le déposes en pleurant parce que tu te demandes ce que tu vas faire sans lui.
Profiter, peut-être ? Juste t’installer dans le canapé, un café ou un thé à la main et regarder la télévision ?
Je peux te recommander une petite série avec des acteurs physiquement intelligents, tu m’en diras des nouvelles !
Ah ben non, les deux heures sont passées. Tu vas devoir retrouver ton rejeton. Non, ne pleure pas de joie ! C’est bon, c’est fini !
Ah, tu pleures parce que tu voulais rajouter deux heures ? Ben t’as le nom d’une bonne baby-sitter ? Pour une adresse où aller te détendre, je pense que tu n’en as pas besoin ?

Quand t’es maman et que tu promènes Bébé, pour draguer les vieilles, c’est imparable. Pour s’en débarrasser, de la vieille, pas de l’enfant, c’est plus compliqué. Elle est tellement contente de te parler de sa propre descendance que tu dois prétexter qu’il faut le changer et que l’odeur est inconvenante. Tout comme son discours.
Assistant : – Gracieuse !
Gracieuse : – Ah, t’es là, toi ?

Si tu allaites Bébé, alors, j’ai plein de scènes qui m’arrivent à la tête ! Laquelle choisir ?
Celle où tu as Bébé dans les bras, accroché à ton sein et que tu vas vite ouvrir la porte à un ouvrier pour qu’il rentre. Pile au moment que le bébé choisit pour lâcher ton nichon ?
Non, l’ouvrier, tu es trop vieux pour venir prendre ta part ! Petit coquin !

Ou quand tu annonces de temps que tu as réussi à allaiter, en travaillant. Tu es fière de tes 6 mois d’investissement, de transport de la machine à traite, du sac de pots de lait et des pauses que tu utilisais pour ce faire.
Soit tu entends : – ouah, félicitations ! Ça n’a pas dû être facile !
Soit l’autre réaction, celle de la concurrence pour te montrer que tu es une mauvaise mère, celle que tu retiens : – seulement ? Moi, j’ai allaité 2 ans.
Et là, plusieurs solutions pour la reine Marguerite qui allaite fièrement... Ne nous mentons pas, les filles, quand nous allaitons, nous sommes juste des (vaches) Marguerite en puissance, non ?
L’enfant ne peut pas se nourrir si tu n’es pas là.
Je t’accorde que c’est un moment privilégié et que tu aimes lui donner encore de ta personne et fabriquer sa nourriture qui va lui donner toutes les forces et les bonnes bases pour qu’il se développe bien dans la vie. Mais par moments, t’as pas juste envie d’aller prendre un bain pendant que l’autre parent donne un biberon ? Et de masser ta poitrine voluptueuse avec une crème toute douce.

C’est vrai que j’avais oublié, pendant cette période, tu as une de ces paires d’obus ! Tu peux te faire de ces décolletés !
Assistant : – Gracieuse, je pense que nous sommes encore sur une pente glissante.
Gracieuse : – Meuh non, personne ne veut draguer une maman ! Tu le sais bien ! Ses seins ne servent qu’à nourrir Bébé. Alors t’as des obus superbes, mais personne ne veut en profiter à part ta progéniture ! Elle est pas juste, la vie !
Assistant : – GRACIEUSE !
Gracieuse : – Ben quoi ? Nous sommes des mamans, mais nous sommes aussi des femmes et nous aimons nous faire trin…
Assistant : – La suite ! Le premier mot !

Son premier mot est maman. Tu te réjouis, toi ?
OK.
Quand t’es une maman bisounours, tu te dis qu’il a reconnu la meilleure. Si t’es en couple avec une femme, je ne sais pas quels noms vous donnez à qui, donc, je pars sur Maman, Mamou.
Le premier Mam* prononcé sera son réflexe ! Et la personne avec qui tu partageras l’éducation de cet enfant te dira :
– ben c’est toi que l’enfant appelle, c’est pas moi.
Pfff, t’as compris la leçon, maintenant ? Alors pour le prochain, tu lui apprends l’autre nom d’office ! Ainsi, partage des tâches.
 Oui, tu peux dire : – merci Gracieuse !

Pour draguer les hommes, à part les papas seuls, avec un bébé, ça marche moins bien.
2 situations, soit tu trouves une baby-sitter pour donner la tétée au papa, soit tu deviens la baby-sitter, pendant qu’il est parti vider des pintes avec des potes. Oui, tous les mêmes.
Assistant : – Pourquoi aller draguer alors qu’on est maman ?
Gracieuse : – Tu veux que je t’explique les besoins naturels des femmes ? Crois-tu que nous voulons seulement allaiter et bichonner ? Il faut bien que quelqu’un aille vérifier si tout est bien remis en place ! Et pas seulement le gynécologue, si tu vois ce que je veux dire !
Assistant : – Je veux voir ma Maman !

Parce que je sais que les enfants sont merveilleux et que certaines disent qu’ils n’auraient pas vu leur vie sans enfant.
Bien !
Ces petites bulles de bonheur du quotidien sont vraiment très sympas, je te l’accorde. Prenons quelques cas concrets.

- se brosser les dents. Ça prend 3 minutes, c’est ça ? Eh bien moi, en tant que maman, même ces 3 minutes, je ne les ai pas. Ils ont toujours un truc à me dire pile-poil à ce moment-là. Si si !
Je suis sûre que tu connais. Ce truc qui ne peut pas attendre, alors que toi, tu demandes juste de pouvoir avoir des crocs tout propres pour avoir une haleine fraîche et embrasser ton prince, qu’est plus si charmant que ça, surtout depuis qu’il est venu te déranger aux toilettes pendant que tu regardais cette passionnante vidéo sur la nouvelle série aux acteurs aux beaux torses parlants.

- Aller aux toilettes avec son téléphone pour surfer tranquillement en trônant
Ah ah Ah ! Oui, entre 2 et 3 heures du matin, quand tout le monde dort. Et toi aussi, du coup, tu t’endors sur la cuvette et si t’as de la chance, tu ne tombes pas en avant, la tête la première sur le carrelage, la culotte en bas des chevilles, le fondement en l’air. Tu dors sans culotte, oui, mais le reste ?

Tu la sens, la charge mentale dont tout le monde parler sans avoir ce que c’est ? Quand tu penses à toutes les choses que tu dois encore faire pendant que les autres sont tranquillement installés dans le canapé pour surfer ?

- quand on est une maman ado attardée
Assistant : – comme vous ?
Gracieuse : – silence, je parle. Va ranger ta chambre.
Bref ! Comme disait Pépin, faut que t’attendes un peu pour aller déconner avec ta descendance. Ah ben non ! Parce qu’à ce moment-là, cet.te ingrat.e te dira qu’il (elle) préfère traîner avec ses potes.
Assistant : – cette expression ne s’utilise plus, Gracieuse.
Gracieuse : – silence, jeune ingrat.

- Si t’es maman et autrice !
Utiliser son enfant pour ses romans, c’est mal
Mais parfois, qu’est-ce que ça défoule !
Auteure, Autrice, t’as jamais écrit une bonne scène de dispute où tu as écrit tout ce que tu t’es retenue de dire ce que tu voulais vraiment dire ?
Alors, heureuse ?

- Quand t’es maman et hypersensible ou dys* quelque chose. Une maman zèbre, en bref
Le moindre évènement prend des proportions surdimensionnées pour les autres ? Hum ? Les disputes, les crises, les colères… Les tiennes aussi, oui oui, je ne m’étendrais pas sur le sujet, mais j’ai déjà entendu parler d’une maman qui a tonné si fort qu’elle a même fait arrêter des gens qui voulaient traverser.
Assistant : – Vous en avez trop dit ou pas assez…
Gracieuse : – Eh bien voilà, un soir de ducasse, la maman se promenait dans la rue avec une autre maman, les deux enfants marchant devant elles. Bien sûr, ces enfants ont trouvé que les vieilles se traînaient, donc, ils ont commencé à courir. La maman a crié pour les arrêter avant le passage piéton qu’ils s’apprêtaient à traverser. Je me demande même si les voitures circulant dans la rue ne se sont pas arrêtées aussi, sur le coup. Dans toute la rue. Longue, cette rue.
Certaines mamans zèbres ont du coffre, quand il s’agit de protéger les petits.

J’ai bien envie aussi de parler des tempêtes émotionnelles que nous ramassons. Que faire ensuite ? Aller courir dans le quartier, très vite, pour libérer toutes ces émotions qui nous traversent, mais qui ne nous appartiennent pas ?
Non, crier très fort n’est pas une option. Les cellules psychologiques seraient pleines de gens choqués par ce cri tribal qui aurait même arrêté les voitures circulant en ville.

Tiens, en parlant de ça, écoute un peu ce que j’ai reçu d’une maman épuisée :
« J’arrive pour retrouver ma fille de 4 ans, qui est si sage, si disciplinée et si docile. À l’extérieur, parce qu’à la maison, c’est l’inverse.
Je lui dis, gentille, et pressée de pouvoir m’endormir comme une bienheureuse dans le canapé à ses côtés pendant qu’elle regarde la télé, qu’elle peut regarder un dessin animé. Long, le dessin animé, Maman a besoin d’un gros dodo.
Cette enfant, téméraire, veut me faire une crise pour avoir un autre dessin animé au lieu de manger.
Alors, ma fille chérie, étant donné que nous ne sommes que toutes les deux et que je ne suis pas d’humeur, tu as deux solutions, soit tu viens manger sans discuter avec le sourire, soit je creuse une cave et tu dors dedans ce soir.
Oui, dans l’humeur où je suis, je peux te creuser un trou de 2 mètres sur 3 et tu vas dormir dedans, je te promets. Tu n’es pas encore aussi grande que maman, t’auras assez de place. »
Tu vois ce que je veux dire ?
Assistant : – Oui oui, Gracieuse, je vais vous chercher une bière.

Je vois beaucoup de guide pour les parents, pour leur expliquer comment fonctionnent les enfants, que faire pour les aider, les comprendre, et s’adapter à eux. Bravo ! Belle littérature que je promeus moi aussi !
Mais… existe-t-il un guide destiné aux enfants pour leur expliquer que :
- Les mamans ne sont pas des sources inépuisables de patience, d’attention et de soins.
- Ils peuvent aussi être sages, gentils et bien éduqués à la maison, si si ! Surtout avec leur mère.
- Les mamans sont des êtres humains qui ont aussi besoin de jouer. Et de tranquillité pour lire un magazine, discuter avec d’autres êtres humains au téléphone et parler d’autres choses que des enfants.
- Les mamans ne sont pas self-service à disposition 24h/24.

Assistant : – dites, vous n’aviez pas décidé de parler du bonheur d’être maman ?
Gracieuse : – qui me parle ? Le bonheur de quoi ? Écoute mon p’tit bouchon, ici, nous parlons entre femmes, celles qui sont maman et qui parfois, aimeraient qu’on les traite autrement que comme des mamans. Tu vois le genre ?
Assistant : – non.
Gracieuse : – C’est simple. Personnellement, dans la vie civile, je n’ai jamais été autant appelée Maman par des gens que je ne connais pas. Ils ne savent même pas mon nom et m’appellent Maman à la place de Madame. Tu imagines ?
Assistant : – non. En plus, vous rouspétez quand on vous appelle Madame.
Gracieuse : – eh ben, maman, c’est pas mieux ! D’abord ! Personne ne peut m’appeler Ô Déesse Gracieuse.
Assistant : – nous nous éloignons du sujet, ici. Donc, comment les mamans doivent-elles être appelées ?
Gracieuse : – Je viens de le dire ! Ô Déesse – son prénom. Quelque chose de simple, quoi !
Assistant : – Mais dans la vie civile, vous ne vous…

Gracieuse : Parlons de l’enfant qui court vers vous parce que vous êtes allée chercher des pains au chocolat et des croissants. Vous pensez qu’il vient vous faire un bisou ? Ah, je me gausse ! Il vient juste chercher un verre de lait.
Assistant : – Je plaide coupable sur ce coup.
Gracieuse : – quoi, toi aussi ? Vil ingrat ! Ta pauvre maman !
Maman de l’assistant : – merci Gracieuse ! Enfin une qui reconnaît notre valeur !
Gracieuse : – ah non, pas elle ! Bon, j’ai à faire, moi ! Bonne fête, les mamans !

voyages1broche

Retrouve Agathe dans les voyages forment la jeunesse
Une maman qui part en voyage organisé avec son mari pour penser à leur couple.

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